Scandale de la viande de cheval: Le parquet veut un procès pour deux ex-dirigeants de Spanghero

SCANDALE Le juge d’instruction doit décider s’il suit ou non ces réquisitions...

20 Minutes avec AFP

— 

L'usine Spanghero
L'usine Spanghero — SIPA PRESS

Le retentissant scandale alimentaire date de début 2013. Le parquet a demandé le renvoi en procès de deux ex-dirigeants de l’entreprise Spanghero et deux négociants néerlandais dans l’enquête sur la viande de cheval vendue comme du bœuf, a appris vendredi de sources concordantes.

Dans ses réquisitions signées le 13 juillet, le parquet de Paris demande le renvoi en procès de l’ancien dirigeant de fait de cette entreprise du Sud-Ouest, Jacques Poujol, de l’ex-directeur du site, Patrice Monguillon, et des deux négociants, Johannes Fasen et Hendricus Windmeijer, notamment pour escroquerie en bande organisée et tromperies aggravées. Le juge d’instruction doit décider s’il suit ou non ces réquisitions.

>> A lire aussi : «Spanghero savait que la viande destinée aux plats préparés était du cheval»

Soupçonnés d’avoir trompé la société de fabrication de plats préparés

Les quatre protagonistes sont soupçonnés d’avoir trompé la société de fabrication de plats préparés Tavola, filiale du groupe Comigel, en lui vendant en 2012 et début 2013 plus de 500 tonnes de viande présentée comme du bœuf alors qu’il s’agissait de cheval, notamment en modifiant l’étiquetage des produits.

>> A lire aussi : La société Spanghero abandonne son activité de négoce de viande

« L’analyse du parquet est totalement contestée par M. Poujol. Il a été victime d’un importateur de viande malhonnête », a déclaré vendredi l’un de ses avocats, Laurent de Caunes, sans dire qui il visait.

Plusieurs marques de surgelés touchés

L’affaire, qui avait démarré au Royaume-Uni début 2013, s’était étendue à toute l’Europe. Elle avait mis en lumière la complexité et l’opacité des circuits d’approvisionnement et de transformation, avant que les aliments ne se retrouvent dans les assiettes, le plus souvent sous la forme de plats préparés et conditionnés, comme des lasagnes en barquettes.

Plusieurs marques de surgelés, comme Findus et Picard, avaient été touchées, dans un contexte de tromperie massive portant sur 750 tonnes de viande écoulée dans 13 pays européens, soit 4,5 millions de plats cuisinés, avait révélé l’autorité française anti-fraudes (DGCCRF).