Etiquetage nutritionnel: Une pétition en faveur du code 5 couleurs rassemble 235.000 signatures

TRANSPARENCE Ce système à 5 couleurs est jugé le plus « neutre » et le plus « intelligible »...

20 Minutes avec agences
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Illustration d'une femme faisant ses courses dans un supermarché.
Illustration d'une femme faisant ses courses dans un supermarché. — A. Gelebart/20 Minutes/SIPA

« Pour nous consommateurs, il ne fait aucun doute que le système à 5 couleurs est le meilleur. » Telle est l’idée défendue par une pétition remise ce mardi au ministère de la Santé par la députée européenne Michèle Rivasi (EELV), alors que se déroule actuellement dans 60 supermarchés de l’Hexagone une expérimentation pour départager quatre systèmes d’étiquetage nutritionnel.

Lancée en décembre dernier par un certain Eric Delannoy, qui se présente comme un « simple citoyen », la pétition a déjà rassemblé 235.000 signatures en faveur du système dit des « cinq couleurs » sur les aliments, jugé le plus « neutre » et le plus « intelligible »

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« Cette étude comparée est illégitime »

L’évaluation des dix semaines de test servira au ministère de la Santé pour décider d’un système unique d’étiquetage nutritionnel simplifié, avec l’objectif affiché d’orienter les consommateurs vers les aliments meilleurs pour la santé et de pousser les industriels à revoir la composition des produits les moins équilibrés.

Pourtant, l’expérimentation est loin de faire l’unanimité. « Cette étude comparée est illégitime puisque des études indépendantes ont déjà été réalisées et ont montré la supériorité du logo cinq couleurs », a ainsi déclaré début octobre la députée européenne dans un communiqué.

 

Des conflits d’intérêts ?

« Cette nouvelle étude n’est donc qu’une vaste supercherie organisée par l’industrie agroalimentaire avec la complicité du Ministère de la santé et elle doit être abandonnée », estime Michèle Rivasi.

De nombreuses critiques ont été émises sur l’expérimentation grandeur nature des 4 systèmes d’étiquetage, en raison notamment des conflits d’intérêts de certains membres du comité scientifique et de la forte implication dans le projet des industriels et des distributeurs, présents dans le comité de pilotage et directement à l’origine de deux des quatre logos testés.

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Il y a en effet « de gros doutes sur le protocole mis en place » pour cette expérimentation ainsi que sur « l’indépendance » de l’analyse qui sera faite des résultats, après la démission de plusieurs membres du comité scientifique, a en outre estimé Michèle Rivasi, lors d’une conférence de presse.