Manifestation des VTC, place de la République, le 4 février 2016.
Manifestation des VTC, place de la République, le 4 février 2016. — AFP

TRANSPORTS

Les VTC pourraient financer «un fonds de solidarité» pour aider les taxis en difficulté

Les véhicules avec chauffeurs souhaitent en échange une plus grande libéralisation du marché…

Les VTC et les taxis vont-ils enterrer la hache de guerre ? Les conducteurs de véhicules avec chauffeurs seraient prêts à investir dans un fonds de garantie pour aider les chauffeurs de taxi « en situation de détresse avérée », révèle ce mardi Le Figaro. En retour, ces derniers réclament une plus grande ouverture au marché.

Le médiateur Laurent Grandguillaume avait proposé, en avril dernier, la mise en place d’un fonds de garantie pour racheter les licences des chauffeurs de taxi. L’Unam (l’Union des nouveaux acteurs pour la mobilité), dont fait notamment partie Uber, avait rejeté cette proposition mais se dit prêt aujourd’hui à réfléchir à la création d’un « fonds de solidarité ».

Des contreparties pour les VTC

Ce fonds ne servirait pas à indemniser les chauffeurs de taxi dont la valeur de la licence a baissé, mais plutôt à aider les personnes physiques « en situation de détresse ». Prévu pour durer d’au moins cinq ans, ce fonds pourrait être géré par une société privée qui serait supervisée par le gouvernement.

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En contrepartie, l’Unam souhaite que l’Etat accompagne « la nécessaire transition à long terme du secteur pour ouvrir le marché à plus de concurrence », affirme le document. Une libéralisation du marché qui passerait par notamment le retour à une obtention rapide de la carte professionnelle des VTC et un allégement des contraintes pour exercer le métier (assurances, licences,  formation…)

Cette annonce intervient seulement quelques jours avant l’examen au Sénat du projet de loi de Bruno Le Roux sur la régulation du marché du taxi.