Policiers attaqués dans l'Essonne: Plusieurs syndicats de police appellent à la mobilisation

SECURITE Ils réclament plus de moyens, notamment sur le département de l’Essonne…

20 Minutes avec AFP

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Illustration police nationale
Illustration police nationale — Sarah ALCALAY/SIPA

Après l’agression au cocktail Molotov contre quatre agents samedi dans l’Essonne, les syndicats de policiers sont en colère.  Alliance, premier syndicat de gardiens de la paix, a appelé ce lundi les policiers à « une grève du zèle » et deux autres organisations à des rassemblements silencieux devant les commissariats ce mardi.

« Nous appelons tous les policiers, en soutien à nos collègues » visés par cette attaque et dont l’un se trouve toujours entre la vie et la mort, à une « grève du zèle » à partir de mardi, a déclaré le secrétaire général adjoint du syndicat, Frédéric Lagache, sans préciser la durée du mouvement.

« Recentrer le policier sur son cœur de métier »

Il s’agit, selon lui, « de ne traiter que les urgences et les cas graves » dans les commissariats et de « faire l’impasse sur un stationnement gênant par exemple », a-t-il précisé, laissant à chaque policier « l’opportunité » de ses « moyens d’action ». Le syndicat veut « recentrer le policier sur son cœur de métier », c’est-à-dire les patrouilles, et « non des surveillances de points statiques ». Il réclame également des renforts d’effectifs particulièrement pour le département de l’Essonne.

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Deux autres organisations affiliées à la CFDT, le Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI, majoritaire chez les officiers) et Alternative-police (minoritaire), ont pour leur part appelé à des rassemblements silencieux mardi à 12h15 devant tous les commissariats de police.

Si les policiers n’ont pas le droit de se mettre en grève, ce n’est pas la première fois qu’un syndicat les appelle à une « grève du zèle ». Les effets sont souvent difficiles à mesurer.