Attentats de novembre: Les associations de victimes donnent leur accord à la pose de plaques commémoratives

SOUVENIR Les associations de victimes et la Mairie de Paris sont en pleine concertation…

Florence Floux
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Le Bataclan, le 13 décembre 2015
Le Bataclan, le 13 décembre 2015 — MATTHIEU ALEXANDRE / AFP

Un mois avant les commémorations des attentats du , les associations de victimes se mobilisent pour organiser différents événements. Vendredi soir, une réunion s’est déroulée entre les membres de l’association   et une représentante de la Mairie de Paris.

Les adhérents de l’organisation se sont prononcés en faveur de l’inauguration de plaques commémoratives dans tous les endroits où  du 13 novembre a frappé : devant le Stade de France à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), à chaque terrasse où des victimes ont été tuées dans les 10e et 11e arrondissements ainsi qu’au Bataclan. Certains établissements parisiens ne souhaitant pas se voir imposer de plaque commémorative, la municipalité avait proposé d’apposer des étoiles aux endroits concernés. Une idée finalement abandonnée vendredi soir à l’unanimité des adhérents de cette association.

Une course contre la montre

Une course contre la montre a donc commencé parmi les victimes pour réunir tous les prénoms, noms et âges de chaque personne assassinée ce soir-là, afin de les transmettre en fin de semaine, dernier délai, et débuter ainsi la production des plaques. « La ville de Paris veut vraiment nous aider dans notre démarche », explique Emmanuel Domenach, vice-président de « 13 novembre : fraternité et vérité ». Concernant les deux établissements défavorables à la présence de plaque commémorative, la municipalité a demandé aux personnes ayant été blessées sur ces terrasses d’écrire une lettre pour appuyer la demande des associations.

Du côté de la municipalité, qui n’a pas souhaité répondre à nos demandes d’informations, on se contente d’indiquer que la concertation se fait « en lien étroit avec les associations de victimes et les propriétaires des lieux touchés par les attentats afin que le format des commémorations du 13 novembre réponde au mieux aux attentes exprimées par les familles ».

Des événements en gestation 

Les associations de victimes n’ont pas forcément les mêmes attentes de ces commémorations. Ni les mêmes souhaits pour les événements qui suivront l’inauguration des plaques. , préfère ainsi pour le moment ne pas communiquer sur le sujet. 

De son côté, l’association présidée par Georges Salines avait avancé l’idée dans un premier temps d’associer la société civile aux cérémonies, en un lieu ouvert à tous. Ce qui pourrait ne pas voir le jour pour des raisons de sécurité.

Pour le moment, l’Etat n’aurait prévu aucune commémoration nationale.