Accusée de plagiat, Rihanna relaxée dans son procès face à un designer

JUSTICE Un designer américain a perdu ce jeudi son procès à Paris contre la chanteuse originaire de la Barbade, qu'il accusait d'avoir copié une de ses installations…

20 Minutes avec AFP

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Rihanna à Las Vegas le 22 mai 2016
Rihanna à Las Vegas le 22 mai 2016 — BFA/Shutterstock/SIPA

Non Rihanna n’a pas « plagié » une installation du designer James Clar dans le clip de sa chanson Rockstar 101. C’est ce qu’a jugé ce jeudi le tribunal correctionnel de Paris, après une étude des « impressions générales » des deux dispositifs.

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Les dissemblances l’emportent

En 2006, le designer avait créé une œuvre, intitulée You and me, composée d’une plaque suspendue horizontalement avec le mot « you » en lettres de bois, et de tubes fluorescents, que l’on appelle communément, souvent à tort, néons.

Dans le clip de la chanson Rockstar 101 de Rihanna, apparaissent les mots « rock et star », selon un procédé qui, aux yeux de James Clar, copie son œuvre.

Le tribunal correctionnel de Paris a toutefois estimé ce jeudi qu’il n’y avait pas contrefaçon : il y a des ressemblances, mais les dissemblances l’emportent. Le « You and me » de James Clar évoque une « relation entre deux personnes » et est une œuvre « fixe », qui a « vocation à durer dans le temps », a expliqué la présidente du tribunal.

Le « Rock star », qui n’apparaît que quelques secondes dans le clip de Rihanna, lui, est éphémère et « glorifie une seule personne ».

Pas de dommages et intérêts

Rihanna a donc été relaxée, et James Clar, qui demandait cinq millions d’euros de dommages et intérêts, débouté.

Le tribunal a également débouté la chanteuse, qui demandait 100.000 euros pour dommages et intérêts pour procédure abusive.