Education: Les collégiens et lycéens auront accès gratuitement à la presse quotidienne

INFORMATIONS 80 % des établissements sont aujourd’hui connectés à la plateforme LireLactu…

20 Minutes avec AFP

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Illustration: un lycée en France.
Illustration: un lycée en France. — MATHIEU PATTIER/SIPA

L’objectif est de lutter contre « la désinformation » et « les théories du complot ». La plateforme LireLactu, qui met gratuitement à disposition des élèves et enseignants la presse quotidienne nationale, a été lancée ce jeudi dans les collèges et lycées, a annoncé Najat Vallaud-Belkacem. Ce projet a germé après les attentats de janvier 2015, a rappelé la ministre de l’Éducation nationale, lors d’une présentation de la plateforme en ligne au collège Roland-Dorgelès à Paris.

« Aujourd’hui, 80 % des établissements sont connectés » à LireLactu, et, « dans les jours qui viennent, on va compléter tout cela », a-t-elle indiqué.

5,5 millions d’élèves dans 14.000 établissements

La plateforme sera accessible à 5,5 millions d’élèves dans 14.000 établissements, sans code et sans publicité. Les articles ne pourront pas être imprimés, pour préserver le modèle économique de la presse, a précisé Guillaume Monteux, PDG de la société miLibris qui lance LireLactu, en partenariat avec le ministère.

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Les premiers titres proposés sont les quotidiens français La Croix, Les Échos, Le Figaro, L’Humanité, Libération, Le Monde et Le Parisien, les quotidiens étrangers El Pais, Daily News et La Vanguardia, ainsi que les magazines Challenges, Courrier International et Sciences et Avenir. S’ajouteront en janvier la presse quotidienne régionale et des « pure players », comme Mediapart, a précisé la ministre.

Cet outil permettra aux élèves de voir qu’il existe des points communs entre les titres de presse, comme la vérification de l’information, même s’ils peuvent traiter la même information différemment, suivant leur « identité éditoriale », a-t-elle souligné. Ce sera aussi « l’occasion pour les élèves d’appréhender le dessin de presse pour ce qu’il est », alors qu’il a souvent été « mal compris par beaucoup » ces dernières années, parce qu’aperçu tronqué et hors contexte sur les réseaux sociaux.