Les élèves vont apprendre à utiliser des défibrillateurs

GESTES QUI SAUVENT Cinquante mille personnes décèdent chaque année en France des suites d’une fibrillation cardiaque... 

20 Minutes avec AFP

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Une personne pose des électrodes d'un défibrillateur externe automatique (DEA) sur un jeune homme
Une personne pose des électrodes d'un défibrillateur externe automatique (DEA) sur un jeune homme — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Apprendre les premiers secours, c’est bien, apprendre à se servir d’un défibrillateur, c’est encore mieux. Les députés ont adopté ce mercredi en commission un projet de loi porté par la droite, après avoir été partiellement vidé de sa substance, pour que les élèves apprennent à utiliser des défibrillateurs dans le cadre de leur formation aux premiers secours

Le code de l’éducation prévoit déjà un apprentissage des gestes de premier secours, mais ne contient pas de dispositions spécifiques sur ces appareils qui permettent de réanimer une personne en arrêt cardio-respiratoire.

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Le texte en partie vidé de son contenu

La proposition de loi, portée par Jean-Pierre Decool, député apparenté Les Républicains (LR), et co-signée par des élus LR et UDI, stipule que « l’apprentissage des gestes élémentaires de premiers secours est obligatoire et incluse dans les programmes d’enseignement de premier et de second degrés ». « Le contenu de cette formation, incluant l’utilisation d’un défibrillateur externe automatisé » sera défini par décret, selon le texte.

Les autres dispositions du texte de l’élu du Nord, qui sera débattu le 13 octobre lors d’une journée réservée au groupe LR, n’ont pas été adoptées en commission.

Le texte entendait rendre obligatoire l’installation de défibrillateurs dans certains cas, comme d’autres propositions de loi LR restées lettre morte depuis 2012, dont une portée par l’ex-ministre de la Santé Xavier Bertrand. Les seuils proposés étaient notamment de 50 salariés dans les entreprises ou 1.000 mètres carrés pour les établissements commerciaux.

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Un autre article entendait aggraver la peine encourue en cas de vandalisme ou de vol visant des dispositifs d’intervention d’urgence ou systèmes de sécurité comme les défibrillateurs, mais également les alarmes, extincteurs ou bouches d’incendie.

Environ « cinquante mille personnes, en France, décèdent, chaque année des suites d’une fibrillation cardiaque », une urgence absolue « puisque l’on ne dispose que de quelques minutes pour réagir », souligne l’exposé de la proposition de loi.