Après les mauvaises récoltes, Valls présente un nouveau plan de soutien aux agriculteurs

AGRICULTURE Le Premier ministre a notamment présenté un plan anti « burn-out »…

20 Minutes avec AFP

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Le Premier ministre Manuel Valls a présenté un plan d'aide aux agriculteurs après des récoltes désastreuses
Le Premier ministre Manuel Valls a présenté un plan d'aide aux agriculteurs après des récoltes désastreuses — Xaume Olleros/SIPA

Les agriculteurs en difficulté financière vont pouvoir compter sur le gouvernement.

L’Etat va garantir la moitié de leurs emprunts, afin de leur permettre d’obtenir des fonds auprès de leurs banques aux mêmes taux que s’ils étaient en bonne santé financière, a annoncé ce mardi Manuel Valls en présentant un nouveau plan de soutien agricole qui suit de très mauvaises récoltes.

Retraites anticipées et aides à la reconversion professionnelle

Le gouvernement va également augmenter l’enveloppe attribuée aux aides à la reconversion professionnelle des agriculteurs et mettre en place avec la Sécurité sociale agricole (MSA) des possibilités de remplacement gratuit pour les exploitants victimes d’épuisement professionnel (« burn-out ») mais aussi davantage de retraites anticipées, a précisé le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll.

Autres mesures financières : l'« année blanche », c’est-à-dire le report de remboursement de prêts, va être prolongée de deux mois jusqu’à fin décembre. Et les céréaliers pourront bénéficier d’un dégrèvement supplémentaire, sur les prairies, de leur taxe foncière.

Face à une récolte céréalière en chute de près de 30 % après les intempéries catastrophiques du printemps, qui vient s’ajouter à une crise persistante de l’élevage et du secteur laitier, l’exécutif avait promis un plan de soutien dès la fin juillet. Notamment en matière de refinancement bancaire, alors que de nombreux agriculteurs sont étranglés de dettes.

La Bpifrance en renfort

La principale mesure du nouveau « plan de consolidation et de refinancement de l’agriculture », le troisième plan d’aide présenté depuis l’été 2015, va dans ce sens : l’Etat va se porter caution à hauteur de 50 % des prêts, via la banque publique d’investissement Bpifrance.

Un fonds de garantie, où l’Etat verserait selon Matignon de 50 à 100 millions d’euros, doit permettre de débloquer 1,5 milliard d’euros de prêts des banques privées pour les agriculteurs en difficulté.

Entre 50.000 et 80.000 exploitants devraient bénéficier de la mesure, selon le gouvernement.