Alstom: Les salariés fixés ce mardi sur le sort de l'usine de Belfort

INDUSTRIE Le gouvernement va présenter son plan pour tenter de « sauver » les emplois de l’usine alsacienne…

20 Minutes avec AFP

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Plusieurs centaines de salariés de l'usine Alstom de Belfort mais aussi d'autres sites du constructeur ferroviaire lors d'une manifestation devant le siège du groupe à Saint-Ouen.
Plusieurs centaines de salariés de l'usine Alstom de Belfort mais aussi d'autres sites du constructeur ferroviaire lors d'une manifestation devant le siège du groupe à Saint-Ouen. — Sebastien Bozon

C’est une journée cruciale pour les salariés de l’usine Alstom de Belfort. Les employés espèrent être fixés sur leur sort ce mardi à l’issue d’une réunion qui rassemblera les élus locaux, les syndicats, la direction du groupe, et un gouvernement prêt à user de tous les leviers pour sauver leur usine de locomotives d’une quasi-fermeture.

Trois semaines après sa première rencontre avec les syndicats, le secrétaire d’Etat à l’Industrie, Christophe Sirugue se déplace donc à Belfort pour présenter le plan de l’exécutif.

Une troisième manifestation en moins d’un mois

Le secrétaire d’Etat commencera par rencontrer les élus locaux à 9h, pour « voir quelle place les collectivités peuvent prendre dans les propositions qui peuvent être formulées ». Une « réunion de travail » débutera ensuite à 10h à la préfecture, avec Christophe Sirugue, les élus locaux, les syndicats et le PDG d’ Alstom, Henri Poupart-Lafarge.

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« Nous allons voir si la volonté du gouvernement est partagée par la direction », a déclaré Olivier Kohler, élu CFDT, qui espère « que le projet de fermeture du site (sera) totalement remis en cause ». Une troisième manifestation en moins d’un mois s’élancera ensuite à 9h15 de l’usine Alstom en direction de la préfecture, pour « montrer que les salariés sont là et qu’il ne faut pas faire n’importe quoi avec eux », a prévenu Daniel Dreger, de la CGT.

Des pistes avancées

En attendant les annonces officielles prévues vers midi, les nombreuses pistes avancées ces dernières semaines laissent les syndicats sceptiques. La plus évidente consiste à déclencher de nouvelles commandes de TGV. Le gouvernement n’a ainsi pas caché faire pression sur Alstom et la SNCF pour conclure au plus vite l’achat de six rames destinées à la ligne Paris-Turin-Milan, pour un montant estimé à 200 millions d’euros. Le gouvernement étudie par ailleurs une diversification du site, par exemple dans la production du « bus du futur », évoquée par Manuel Valls.