Saint-Etienne-du-Rouvray: Pour un rescapé, les terroristes «étaient sous l’emprise du mal»

TERRORISME Un octogénaire présent dans l’église a témoigné auprès de BFMTV…

O. P.-V.

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L'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, lors d'un hommage au père Hamel assassiné par deux terroristes, le 29 juillet 2016.
L'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, lors d'un hommage au père Hamel assassiné par deux terroristes, le 29 juillet 2016. — Francois Mori/AP/SIPA

L’un des paroissiens qui a survécu à l’attaque d’une église de Saint-Etienne-du-Rouvray le 26 juillet a témoigné auprès de BFMTV ce jeudi. Guy Coponet, 87 ans, était présent le jour de l’assassinat du père Hamel par deux jeunes liés à l’organisation Etat islamique, ainsi que son épouse et trois bonnes sœurs. Il avait été laissé grièvement blessé à la gorge, après avoir reçu quatre coups de couteau.

Au micro de BFM et RMC, il a raconté le déroulement de l’attaque et précisé la manière dont le père Hamel s’est défendu face à ses agresseurs : « Il avait déjà reçu de multiples coups de couteau, par terre au bas des marches et il a repoussé avec les pieds le gars qui était en train de le tuer. Et il a crié : «Satan, va-t’en ! Va-t’en Satan !» » Pour l’octogénaire, qui a gardé une cicatrice au niveau de la gorge, les terroristes « étaient sous l’emprise du mal, c’est un peu comme une secte. Ils sont tellement travaillés, fanatisés. C’est le mal ».

«Je n'ai pas de haine envers eux»

France Bleu a pu parler avec Danièle, une soeur également présente qui avait pu s'échapper. Celle qui a ensuite donné l'alerte a encore «l’image du père Hamel bien dans (sa) tête» a exprimé son regard sur les assaillants, deux mois après les faits : «Ce sont des jeunes qui certainement ont eu besoin de se retrouver dans un idéal, et cet idéal c’était de mourir martyrs. Mais moi je ne mets jamais les enfants responsables. (...) Je ne leur pardonne pas. Mais je n’ai pas de colère, je n’ai pas de haine envers eux.»