Accès à l’IVG: Le gouvernement va lancer des opérations de «testing»

AVORTEMENT A partir de décembre, des enquêtes seront réalisées afin d’identifier d’éventuelles difficultés, a annoncé Marisol Touraine ce mercredi…

H. B. avec AFP
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Brochure d'information sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG).
Brochure d'information sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG). — DURAND FLORENCE/SIPA

A l’occasion de la journée mondiale du droit à l’avortement, Marisol Touraine a décidé « d’évaluer la réalité de l’accès à l’IVG en France ».  La ministre des Affaires sociales et de la Santé a annoncé ce mercredi qu’elle allait lancer des enquêtes de « testing ».

A partir de décembre, des opérations seront réalisées afin d’identifier d’éventuelles difficultés dans les délais de recours, le niveau d’information délivré aux femmes au moment de la prise de rendez-vous, et l’accueil qui leur est réservé, a précisé le ministère dans un communiqué. Des questionnaires anonymes viendront compléter cette enquête.

Un panel de mesures déjà prises

La ministre a affirmé sa « détermination totale pour que chaque femme puisse recourir, sans entrave, à l’IVG en France ». Chaque Agence régionale de santé (ARS) formalise actuellement un plan régional pour « améliorer l’accès à l’IVG dans les territoires », et ces plans seront présentés « d’ici à la fin de l’année 2016 ».

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Marisol Touraine a rappelé les mesures prises cette année : depuis le 1er avril, les actes nécessaires pour une IVG (consultation, analyses, échographies…) sont pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale. Le délai minimal de réflexion d’une semaine a été supprimé, les sages-femmes peuvent réaliser des IVG médicamenteuses depuis juin et les centres de santé, des IVG instrumentales.

Les anti-IVG toujours très actifs

Malgré tout cet arsenal de mesures, les anti-IVG restent mobilisés. Dernière action en date, la distribution au sein de plusieurs lycées privés d’un manuel anti-avortement, révèle le Huffington Post. Editée par la fondation Lejeune, une association anti-avortement et anti-euthanasie, cette brochure se présente comme un « manuel de bioéthique ».

A l’intérieur, il est notamment écrit qu’en France, « près de 9 millions d’avortements ont été pratiqués depuis 1975 » ce qui représente « 9 millions d’enfants uniques, irremplaçables ». Ce sont deux lycéennes de l’Académie de Montpellier qui ont diffusé cette information sur Facebook.