Impôts: «On va vers une catastrophe» avec le prélèvement à la source, estime Pierre Gattaz

FISCALITE « Il faut arrêter de mettre en place des dispositifs anxiogènes », a déclaré le patron du Medef…

20 Minutes avec AFP

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Pierre Gattaz, le patron du Medef, lors d'une conférence de presse à Munich, en Allemagne, le 30 mars 2016.
Pierre Gattaz, le patron du Medef, lors d'une conférence de presse à Munich, en Allemagne, le 30 mars 2016. — R. Meigneux / Sipa

Une « catastrophe » pour les entreprises. Pierre Gattaz, le patron du Medef, ne veut pas du prélèvement à la source et a appelé ce mardi le gouvernement à renoncer à la mettre en œuvre dès 2018. « On va vers une catastrophe annoncée, c’est beaucoup trop compliqué », a jugé Pierre Gattaz sur RTL. « Il faut arrêter de mettre en place des dispositifs anxiogènes », a-t-il ajouté.

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La réforme du prélèvement à la source, prévue pour entrer en vigueur le 1er janvier 2018, doit être présentée dans le détail ce mercredi par le gouvernement dans le cadre du projet de budget 2017. Elle prévoit que l’impôt sur le revenu soit collecté au moment du versement du salaire. Chez les salariés, l’impôt sera prélevé directement par l’employeur sur la base d’un taux transmis par le fisc.

« Le chef d’entreprise va se transformer en percepteur d’impôts »

Cette réforme, « c’est quelque chose qui est intéressant, mais pas en un an, pas tout de suite, et pas à un moment où l’économie française est en convalescence », a estimé Pierre Gattaz. « Quand les salariés vont avoir un salaire net qui sera différent de celui qu’ils touchaient, ils vont aller voir le chef d’entreprise, qui va se transformer en percepteur d’impôts », a ajouté le patron des patrons.

« Cela fait peur aux chefs d’entreprise », a-t-il poursuivi, assurant qu’il y aurait « des tas de cas de figure, des tas de spécificités » que les employeurs devront intégrer pour le calcul de la retenue à la source.