Le déodorant accusé de favoriser le cancer du sein

SANTE Les sels d’aluminium contenus dans les antitranspirants sont à nouveau montrés du doigt…

H. B.

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Une femme passe une mammographie.
Une femme passe une mammographie. — WIDMANN PETER/TPH/SIPA

C’est un simple geste du quotidien, mais qui pourtant pourrait s’avérer très dangereux. Une étude publiée par des chercheurs suisses dans l’International Journal of Cancer établit formellement un lien entre les déodorants contenant des sels d’aluminium et le cancer du sein.

Cela fait déjà plusieurs années que les sels d’aluminium, présents dans la plupart des antitranspirants, sont sur le banc des accusés. Le magazine 60 millions de consommateurs tirait déjà la sonnette d’alarme en 2012 et recommandait de ne pas utiliser ces produits.

80 % des tumeurs près de l’aisselle

Le professeur André-Pascal Sappino et le docteur Stefano Mandriota, oncologue et chercheur suisses, ont réalisé plusieurs expériences sur des souris. Ils ont constaté que des cellules mammaires exposées in vitro à des sels d’aluminium contenus dans les déodorants développent la capacité de former des tumeurs et des métastases. « Les tumeurs à 80 % apparaissent désormais dans le cadran supérieur externe », c’est-à-dire à côté du creux de l’aisselle dont « l’épiderme est extrêmement perméable », ont constaté ces chercheurs, qui incitent donc « à se plier au principe de précaution ».

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Des études avaient déjà alerté les consommateurs sur d’éventuels dangers. En 2007, des chercheurs britanniques avaient mesuré la teneur en aluminium des tissus du sein de 17 patientes atteintes de cancers. La concentration était significativement plus élevée dans la région de la poitrine la plus proche de l’aisselle.