Accueil des migrants: Le gouvernement ne va pas installer de grands centres dans de petits villages

IMMIGRATION Le ministre de l’Intérieur a dénoncé des « contre-vérités » et des « instrumentalisations vulgaires et outrancières »…

20 Minutes avec AFP
— 
Le camp de migrants sous la station de métro Jaurès, à Paris, le 19 juillet 2016.
Le camp de migrants sous la station de métro Jaurès, à Paris, le 19 juillet 2016. — MATTHIEU ALEXANDRE / AFP

Bernard Cazeneuve a tenu à rassurer les maires des petites communes. La répartition des migrants de Calais en régions se fera sur « un croisement de critères » et avec un souci d'« adéquation » de la taille des centres avec celle des communes d’accueil, a déclaré ce mercredi le ministre de l’Intérieur.

Le gouvernement veut « éviter à tout prix » d’installer des centres « de grande taille dans des bourgs de petite taille », ce qui n’aurait « aucun sens », a indiqué Bernard Cazeneuve lors d’une audition devant la Commission des lois du Sénat. Le gouvernement prépare le démantèlement du campement de la « Jungle » à Calais, où s’entassent entre 7.000 et 10.000 migrants selon les chiffrages. Il lui faut 12.000 places en Centres d’accueil et d’orientation (CAO) d’ici la fin de l’année pour les héberger.

« Concertation avec les élus concernés »

Depuis un an « nous avons ouvert 161 centres qui ont permis d’accueillir 5.600 réfugiés », a rappelé Bernard Cazeneuve, appuyant sur le terme de « réfugiés » car « 80 % » de ceux qui sont passés par ces centres « ont demandé l’asile en France ». « Personne n’a vu 161 mini-camps ou mini- Calais se constituer », a-t-il souligné, dénonçant des « contre-vérités » et des « instrumentalisations vulgaires et outrancières » à ce sujet.

>> A lire aussi : Laurent Wauquiez vent debout contre le plan Cazeneuve

La répartition se fera dans la « concertation avec les élus concernés », a-t-il assuré, et sur la base des « propositions des collectivités locales elles-mêmes ». Il sera procédé à un « croisement de critères » : efforts déjà faits « au regard des populations déjà accueillies », disponibilité des structures, « capacité du tissu associatif à se mobiliser »… «L’Etat a tout financé » depuis le lancement des CAO et il est « faux » de dire que « l’Etat se défaussera sur les maires », a-t-il ajouté.