Quelles précautions prendre pour publier des photos de vos enfants sur les réseaux sociaux?

TEMOIGNAGES « 20 Minutes » a demandé à ses lecteurs s’ils publiaient des photos de leurs enfants sur les réseaux sociaux et s’ils prenaient des précautions particulières…

L.C.

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Certains parents aiment poster des photos de leur bébé sur Facebook, et parfois sans prendre beaucoup de précautions (illustration).
Certains parents aiment poster des photos de leur bébé sur Facebook, et parfois sans prendre beaucoup de précautions (illustration). — Superstock Sipa

Faut-il publier des photos de ses enfants sur les réseaux sociaux, et si oui, avec quelles précautions ? La question se pose d’autant plus sérieusement qu’une Autrichienne de 18 ans a décidé de poursuivre ses parents en justice. Elle leur reproche d’avoir publié sur Facebook d’innombrables photos d’elle sans son consentement. Nous vous avons demandé si vous postiez régulièrement des photos de vos bambins sur Facebook et comment vous protégiez (ou non) la confidentialité de ces images. Voici quelques-unes de vos réponses, reçues par e-mail ou via la page Faceboook de 20 Minutes.

>> A lire aussi : Pourquoi publier les photos de vos enfants sur Facebook peut se retourner contre vous

« Les photos sont accessibles uniquement à ma famille et mes amis »

Parmi ceux qui publient des photos de leurs enfants sur le réseau social créé par Mark Zuckerberg, beaucoup le font pour partager ces images avec leur famille. « Je publie quasi quotidiennement les photos de mon loulou âgé de 6 mois maintenant car j’ai déménagé loin de ma famille (1000 km) et c’est pour moi le moyen le plus simple et rapide de partager ces moments avec les membres de ma famille », explique Alexandrine. Cette maman prend toutefois des précautions : « les photos sont accessibles uniquement à mes amis Facebook », une liste qui ne contient que sa famille ou des amis personnels, mais d’amis uniquement virtuels ni d’inconnus, précise-t-elle.

Sandrine a une liste d’accès encore plus restreinte. « Je publie des photos de mes enfants (non gênantes) pour mes très très proches dont ma famille ». Seulement cinq personnes peuvent les voir, précise-t-elle. En revanche, une autre mère, Sandra, juge qu’il ne faut pas verser dans la « paranoïa ».

Des photos de dos, des smileys sur les parties intimes…

Outre les paramètres de restriction d’accès sur Facebook, certains soignent le cadrage des photos, voire les retouchent pour préserver un certain anonymat ou la dignité de leur enfant. « Je ne poste aucune photo de mon enfant ou alors des très furtives ou de dos », répond François.

Cindy ne poste que des photos de sa fille habillée. En revanche, elle n’a « pas du tout apprécié qu’un proche se permette de poster un cliché de sa fille en couche », de surcroit en photo de couverture (donc public). Alexandrine, qui partage des photos de son bébé avec sa famille et ses amis uniquement, retouche les photos où sa progéniture est nue. « Je mets des smileys sur les fesses et les parties génitales, cela me semble normal de ne pas dévoiler ces parties à tout le monde. »

Certains parents imposent leurs règles à leurs proches. Quitte à susciter la frustration de certains, comme Marie-Paule. « Ma fille ne veut pas que je mette mes amours de petits enfants sur mon site », explique cette grand-mère. Alexandrine veille également à ce que son entourage respecte les règles qu’elle a fixées, et qu’ils « n’inondent pas leur profil avec [son] fils ».

Eviter à son enfant des moqueries ou un mal-être

Car beaucoup de parents savent l’impact que peut avoir la publication de certaines photos sur leur enfant. « Ils ne se rendent pas compte du ridicule des situations et des futures moqueries que [leurs] enfants subiront à l’école », déplore François à propos de ceux qui postent des photos de « leurs enfants se bavant dessus, ayant les fesses à l’air, de la nourriture partout sur le visage »…

«Si mes enfants se refusent à ce que je les prenne en photo, je m’en abstiens, ou si une photo ne leur plaît pas, je supprime le cliché », tranche Sandrine, qui ne comprend pas que les parents de la jeune Autrichienne n’en aient pas fait de même face aux demandes de leur fille. Cathy est du même avis : « Sur les 3.000 photos de mes enfants, s’il y en a une qui les met mal à l’aise et qu’ils me demandent de l’enlever, je le fais direct. »

Rosa s’identifie à cette jeune fille autrichienne : « Ma mère et autres membres de ma famille mettent des photos de moi (plus jeune ou non) sans mon accord sur Facebook, et quand je leur réclame la suppression de la publication, on me répond non. » La future décision de la justice autrichienne pourrait les faire changer d'avis.