VIDEO. Maltraitance animale: Une association dénonce les souffrances des lapins angoras

ANIMAUX Les documents montrent des lapins en train d’être « épilés » pour récolter leurs poils soyeux...

C. A.

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l'association One Voice dénonce les maltraitances subies par les lapins angoras
l'association One Voice dénonce les maltraitances subies par les lapins angoras — 20 Minutes - One Voice

Âmes sensibles, passez votre chemin. Après les poules en batterie et les abattoirs, les souffrances des lapins angoras d’élevage sont dénoncées dans un film mis en ligne ce jeudi par l’association de défense des animaux One Voice, qui demande « l’interdiction de l’élevage et du commerce de l’angora » en France.

Les documents montrent des lapins en train d’être « épilés » pour récolter leurs poils soyeux, qui serviront à fabriquer l’angora utilisé dans le textile et la mode.

« Les lapins souffrent, ils crient, c’est inadmissible. Parfois, la peau se déchire quand on les épile tous les cent jours », a déclaré à l’AFP Muriel Arnal, présidente de l’association One Voice, créée en 1995, et basée à Strasbourg.

Des membres de l’association infiltrés

Selon elle, l’enquête menée par deux membres de l’association, « infiltrés » dans six élevages français, a duré six mois, entre février et fin juillet, dans différentes régions du pays.

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A la différence de L214, qui milite contre les violences dans les abattoirs et avait aussi publié des vidéos choquantes récemment, One Voice, qui avait reçu dans le passé le soutien de Muriel Robin ou du dessinateur Cabu, assassiné le 7 janvier 2015 à Charlie Hebdo, ne nomme pas les élevages incriminés.

« Nous ne voulons pas désigner un élevage plutôt qu’un autre, nous voulons dénoncer un système dans son ensemble et obtenir l’interdiction de l’élevage et du commerce de l’angora » a indiqué Muriel Arnal.

Absence de contrôle

« Nous sommes prêts à aider les éleveurs pour qu’ils se reconvertissent, a-t-elle ajouté. Il ne faut plus d’angora, d’autant que cet élevage est fait sans aucun contrôle. »

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Une enquête précédente, diffusée en 2013 par l’association Peta, dénonçait les mauvaises conditions d’élevage du lapin angora en Chine, d’où viennent 90 % de la production mondiale.

« Par rapport à la Chine, la seule chose différente en France est que les lapins bénéficient de paille dans leur cage, mais c’est plus pour préserver un poil soyeux et propre que pour le bien-être animal », affirme Muriel Arnal.