Automobile: Renault veut renégocier son accord social avec les syndicats

INDUSTRIE La direction proposera à la première séance une liste des thématiques sur la table et les négociations se tiendraient à un rythme bimensuel…

20 Minutes avec AFP

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Chaine d'assemblage d'automobiles dans une usine Renault à Douai.
Chaine d'assemblage d'automobiles dans une usine Renault à Douai. — M. LIBERT / 20 MINUTES

Renault souhaite se mettre autour d’une table avec les syndicats pour renégocier son accord social. Dans la foulée de son concurrent PSA, le constructeur automobile français a proposé aux syndicats d’entamer le 22 septembre la négociation d’un nouvel accord triennal devant succéder à l’accord de compétitivité signé en 2013, avec l’objectif d’aboutir au 13 décembre.

Selon le projet d’accord sur la méthode, ouvert à la signature de mardi à vendredi, la direction proposera à la première séance une liste des thématiques sur la table et les négociations se tiendraient à un rythme bimensuel, voire hebdomadaire si nécessaire. Les séances des 22 septembre et 4 octobre seront consacrées à la Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) et au contrat de génération.

Un accord pour la période 2017-2019

Cette nouvelle négociation visera à « définir les conditions et moyens permettant d’assurer l’avenir de Renault en France dans la poursuite de l’accord triennal du 13 mars 2013 », précise le texte.

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Le nouvel accord doit couvrir la période 2017-2019. Le précédent avait été signé par la CFE-CGC, la CFDT et FO. Grâce à lui, « nous avons maintenu tous nos sites industriels en France », se félicitait en février le PDG de Renault Carlos Ghosn. « L’entreprise a besoin pour continuer sur sa lancée (…) de refaire un contrat de compétitivité », avait-il alors indiqué.

Flexibilité, temps de travail et partage des richesses

« La direction voudra sans doute aborder les questions de flexibilité et de temps de travail, mais nous ne serons pas sur une négociation de compétitivité comme il y a trois ans, l’entreprise n’est plus dans la même situation », prévient Franck Daoût, délégué syndical central CFDT.

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Alors que le groupe a enregistré au premier semestre une rentabilité record, « il devra être question d’un partage de la richesse avec les salariés », estime Bruno Azière (CFE-CGC).

Pour Fabien Gâche (CGT), l’accord devra en premier lieu mettre fin à la « précarisation de l’emploi » au sein du groupe en fixant des objectifs d’embauches en CDI.