Attentats déjoués à Paris: Qui sont les femmes du commando lié aux bonbonnes de gaz?

TERRORISME Tous les membres présumés du commando lié aux bouteilles de gaz découvertes à Paris dimanche ont été arrêtés…

F.F et F.P.
— 
Police nationale - Illustration
Police nationale - Illustration — GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

La soirée de jeudi a été riche en rebondissements, dans le cadre de l’enquête sur  près de Notre-Dame, à Paris.   à Boussy-Saint-Antoine, en Essonne, aux alentours de 19h. « Ces jeunes femmes, âgées de 39, 23 et 19 ans, radicalisées, fanatisées, préparaient vraisemblablement de nouvelles actions violentes, et de surcroît imminentes », a affirmé le ministre de l’Intérieur dans la soirée. Tous les membres présumés du commando ont aussi été interpellés, comme l’a annoncé ce vendredi François Hollande. 20 Minutes fait le point sur le profil des principales suspectes dont une première a été présentée samedi à la justice.

Inès M., 19 ans. Décrite comme la « meneuse », cette jeune femme est la fille du propriétaire de la  . Alors qu’un policier de la DGSI s’apprêtait à l’interpeller jeudi soir à Boussy-Saint-Antoine, elle l’a blessé à l’épaule avec un couteau. Un autre fonctionnaire de police a alors répliqué avec son arme à feu, blessant la jeune femme aux jambes. Elle est actuellement en garde à vue à l’hôpital du Kremlin Bicêtre (Val-de-Marne).

Après avoir échoué à faire exploser la voiture de son père garée dans le 5e arrondissement de Paris, elle se serait disputée avec deux de ses complices - placées en garde à vue plus tôt dans la semaine - et aurait décidé de poursuivre son plan d’attaque dans des gares en compagnie des deux autres femmes interpellées en même temps qu’elle.

Inès M. était fichée S pour avoir essayé de rejoindre les rangs de Daesh. , elle aurait pu être en contact avec  , le terroriste de Montrouge et de l’Hypercacher. Les enquêteurs auraient découvert une lettre de sa main   Elle y indiquerait avoir voulu venger la mort du porte-parole et numéro deux de l’EI,  , tué la semaine dernière en Syrie. Selon une source proche du dossier, elle aurait également été en contact avec Rachid Kassim, membre de l’EI très actif sur les réseaux sociaux. Ce Roannais de 29 ans était aussi en contact avec Adel Kermiche, un des deux terroristes de  

Sarah H., 23 ans. Elle est elle aussi fichée S, sous le coup d’une interdiction de sortie du territoire après avoir tenté de rejoindre la Syrie en 2015. Sarah H. serait entrée en contact avec  à qui elle aurait promis de se marier.  , après la mort du djihadiste tué par le Raid en juin dernier, elle aurait reporté son attention sur Adel Kermiche. Celui-ci était également tué en juillet par les hommes de la BRI de Rouen (Seine-Maritime) après avoir égorgé un prêtre. Le nouveau fiancé de la jeune fille,   jeudi soir en région parisienne. Il s’agit du frère d’un dénommé Charaf Eddine A., actuellement en détention provisoire pour ses liens avec Larossi Abballa.

Amel S., 39 ans. Cette habitante de Boussy-Saint-Antoine est inconnue des services de police. D’après nos informations, cette mère de quatre enfants aurait exercé la profession d’agent de sécurité dans un supermarché jusqu’à il y a deux ans, date à laquelle elle aurait décidé de se voiler intégralement.

Pour le moment, on ignore quels liens unissaient les trois femmes. L’enquête se poursuit également afin de découvrir si les attaques ont été commanditées depuis la Syrie par Rachid Kassim. Le procureur de la République de Paris François Molins doit tenir une conférence de presse ce vendredi à 17h30.

Ornella G., 29 ans. Elle a été présentée ce samedi à la justice et elle devrait être mise en examen. Les empreintes de cette mère de trois enfants, interpellée mardi dans le Vaucluse aux côtés de son compagnon, ont été relevés sur la ceinture et la poignée de la place passagère avant. Elle se trouvait avec la fille du propriétaire de la Peugeot, Inès M, 19 ans​. Fichée S, Ornella G. était « connue des services pour ses velléités de départ ».