Viande bovine: E.Leclerc et Intermarché s’engagent aussi à mieux rémunérer les éleveurs

AGRICULTURE Les enseignes de grande distribution s’engagent à valoriser la viande de bêtes spécifiquement élevées pour leur viande…

20 Minutes avec AFP

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Le prix de la viande bovine a perdu 70 centimes par kilo.
Le prix de la viande bovine a perdu 70 centimes par kilo. — JEFF PACHOUD

Après Carrefour, c’est au tour de  Leclerc et d’Intermarché de céder à la pression des éleveurs bovins.

Leclerc a annoncé jeudi qu’elle s’engageait dans une démarche visant à valoriser la viande de bêtes spécifiquement élevées pour leur viande et à mieux rémunérer les producteurs, suivi par Intermarché ce vendredi.

Un logo spécifique

« Les centres E.Leclerc s’engagent dans la démarche « cœur de gamme » initiée par la Fédération nationale bovine (FNB), indique l’enseigne dans un communiqué. La viande « cœur de gamme » provient de bovins spécifiquement élevés pour leur viande et pas des vaches « de réforme », des vaches laitières trop âgées pour donner du lait.

« Les modalités définitives de cet engagement seront validées mardi 13 septembre », lors d’une entrevue entre le dirigeant du groupement Michel-Edouard Leclerc et le président de la Fédération nationale bovine (FNB) Jean-Pierre Fleury, précise le document. Un logo spécifique va par ailleurs être conçu pour mettre en avant ce « cœur de gamme », a précisé la FNB.

« Dans le cadre de la crise que traverse actuellement le secteur bovin, le Groupement renforce, comme il l’a toujours fait, son engagement auprès des éleveurs et valide bien évidemment la démarche Coeur de gamme », indique de son côté Intermarché dans un communiqué.

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Les grandes enseignes menacées par la FNB

Les tarifs payés aux éleveurs de ces races à viande de qualité supérieure seront revalorisés à hauteur de 1 euro/kg, a précisé Intermarché à l’AFP.

Cette annonce survient alors qu’un accord similaire a été passé entre la FNB et Carrefour mercredi. L’enseigne s’est engagée à présenter dans les rayons de tous ses magasins au moins 50 % de « cœur de gamme ». Carrefour a aussi accepté de définir la rémunération des éleveurs en fonction de leurs coûts de production.

La FNB avait dit espérer que l’exemple de Carrefour soit suivi par les autres enseignes de grande distribution en France, qu’elle avait menacées d’actions dans le cas contraire.