Attentats de novembre: Salah Abdeslam refuse toujours de parler au juge

JUSTICE «Il a exercé son droit au silence», a déclaré son avocat...

H. B. avec AFP

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Photo d'archives de Salah Abdeslam, diffusée le 15 novembre 2015 par la police française dans le cadre d'un appel à témoins.
Photo d'archives de Salah Abdeslam, diffusée le 15 novembre 2015 par la police française dans le cadre d'un appel à témoins. — POLICE NATIONALE / AFP

Salah Abdeslam est resté muet. « Il a exercé son droit au silence », a indiqué  son avocat français Franck Berton, au côté de son confrère belge Sven Mary. « On a bon espoir qu’il s’exprime devant les juges » mais ce n’est « pas pour aujourd’hui », a-t-il ajouté. Salah Abdeslam, suspect-clé dans l’enquête sur les attentats du 13 novembre, était de nouveau convoqué par le juge ce jeudi matin, après deux premières auditions, en mai et en juillet.

Arrêté le 18 mars dans la commune bruxelloise de Molenbeek après quatre mois de cavale, il a été mis en examen en France notamment pour assassinats terroristes.

Silencieux depuis son transfert

Depuis son transfert de la Belgique vers la France en avril dernier, Salah Abdeslam est resté silencieux. Seul des dix membres des commandos du 13 novembre encore en vie, le suspect de 26 ans avait déjà refusé de répondre aux questions du juge d’instruction, en mai dernier, puis de nouveau en juillet.

>> A lire aussi : Salah Abdeslam a refusé de se rendre à un interrogatoire début juillet

Une part de mystère entoure son rôle exact le soir des attaques. Après avoir convoyé en voiture les trois kamikazes du Stade de France, deux Irakiens partis de Syrie, et un Français de 20 ans, Bilal Hadfi, il s’est garé dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Il semble avoir erré durant la nuit, avant d’être récupéré par deux amis partis de Bruxelles pour l’exfiltrer en Belgique.