Sécurité: La «fiscalisation» d'une indemnité provoque la colère des syndicats de policiers

FISCALITE Bercy veut imposer l’indemnité journalière d’absence temporaire que touchent les gendarmes mobiles et les CRS…

20 Minutes avec AFP
— 
Illustration de CRS, à Toulouse
Illustration de CRS, à Toulouse — Fred.Scheiber

« Une mesure inacceptable ». Les principaux syndicats de policiers sont vent debout contre la possible « fiscalisation » d’ une indemnité spécifique aux forces mobiles, augmentée récemment par le gouvernement. Ils menacent même d’organiser des « actions » si elle était maintenue. Il s’agit de l’indemnité journalière d’absence temporaire (Ijat) que touchent les gendarmes mobiles et les CRS lorsqu’ils sont loin de chez eux en maintien de l’ordre à Paris par exemple.

>> A lire aussi : Manifestation de policiers à Paris pour l'augmentation d'une prime

Le gouvernement avait décidé d’augmenter l’indemnité en mai en pleines manifestations contre la loi Travail durant lesquelles les forces de l’ordre ont été « confrontées à la violence », selon le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve qui l’avait annoncée. L’augmentation de l’Ijat avait déjà été promise en 2015, après des mouvements syndicaux et la manifestation du mécontentement de la base.

« Un mouvement dur se met en place »

Les syndicats de police dénoncent aujourd’hui une « volonté de Bercy » de fiscaliser l’Ijat, 39 euros au 1er janvier 2017, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent.

Alliance, premier syndicat de gardiens de la paix, a jugé, dans un communiqué, la « mesure inacceptable ». « Nos collègues CRS attendaient davantage de reconnaissance de l’Etat en rapport à leur engagement sans faille plutôt que de leur ponctionner du pouvoir d’achat », dit-il. Le syndicat demande l’abandon de la mesure et menace « d’actions de grande envergure » en cas de refus.

>> A lire aussi : Mobilisation de syndicats de police contre le «manque de moyens»

« C’est inadmissible », a dit Nicolas Comte pour Unité SGP-police FO (second syndicat) « à l’heure où les CRS sont absents deux cents jours par an » car « en déplacement ». « Un mouvement dur se met en place », a-t-il aussi affirmé.