«Une femme sur deux change sa façon de s'habiller» à cause du sexisme

SEXISME Et 40 % des femmes rapportent un jour avoir été victimes soit d’une humiliation, soit d’une injustice liée à leur sexe...

20 Minutes avec AFP
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Laurence Rossignol, ministre des Droits des femmes.
Laurence Rossignol, ministre des Droits des femmes. — PDN / SIPA

A la veille du lancement d’une campagne contre le , la ministre du Droits des femmes affirme vouloir « changer les comportements » parfois « nichés dans notre inconscient collectif », qui font encore barrage à l’égalité femmes-hommes.

 a révélé les résultats d’un sondage commandé par son ministère au CSA selon lequel 40 % des femmes rapportent un jour avoir été victimes soit d’une humiliation, soit d’une injustice liée à leur sexe.



Des stéréotypes « nichés dans notre inconscient collectif »

Une femme sur deux déclare également avoir changé sa façon de s’habiller (pour éviter une remarque sexiste) et près de 40 % ont renoncé à fréquenter certains lieux en raison des commentaires et harcèlements qu’elles y affrontaient, a affirmé Laurence Rossignol.

Le sexisme est un « ensemble de stéréotypes, de représentations, de comportements qui parfois sont nichés dans notre inconscient collectif et qui contribuent à "impuissanter" les femmes, les ramener toujours à une condition dont elles sortent depuis plusieurs dizaines d’années et les déstabiliser au quotidien », a-t-elle observé.

« Mobiliser la société »

La « campagne culturelle », qui démarre officiellement jeudi pour six mois, va s’appuyer « sur la société mobilisée, les associations, pour mobiliser la société et lui permettre d’évoluer », avec le soutien d’une soixantaine de marraines et parrains, dont  et  , a-t-elle expliqué.

« On ne peut pas faire changer les comportements uniquement par la loi. Pour que les comportements changent, il faut que la société s’implique dans le changement », a-t-elle ajouté.

Malgré tous les « dispositifs publics » en œuvre, un « budget qui augmente encore de 8 % cette année », « les résultats ne sont pas au rendez-vous en matière d’égalité femme-homme » selon elle car « on bloque sur le sexisme, c’est-à-dire ce sentiment profond qui existe encore dans notre société qui est la résistance à l’égalité femmes-hommes ».