Sécurité dans les écoles: «Plus d'une heure pour faire rentrer les enfants dans la cour»

VOUS TEMOIGNEZ Entre conditions trop drastiques et absence totale de mesures, les internautes déplorent les conditions de sécurisation des établissements scolaires...

Charlotte Murat
— 
Rentrée scolaire le 1er septembre 2015 dans une école de Marseille
Rentrée scolaire le 1er septembre 2015 dans une école de Marseille — BERTRAND LANGLOIS AFP

Sécurité. C’était le mot d’ordre du gouvernement pour cette rentrée scolaire. En plein état d’urgence et alors que la France redoute une nouvelle attaque terroriste, certains établissements n’ont pas lésiné sur les mesures de sûreté, rapportent des internautes de la page Facebook de 20 Minutes.

Dans certaines écoles, les parents d’élèves ont tout bonnement été priés derester à la porte, même le jour de la rentrée. « Personne ne pouvait rentrer dans la cour, raconte Lucille. Résultat, un troupeau de 400 personnes sur le trottoir, les enfants entassés et plus d’une heure pour les faire rentrer. Du grand n’importe quoi ! » « Un attroupement devant l’école est bien plus dangereux qu’un flux de parents qui rentrent et qui sortent », estime Géraldine.

« L’école de mon fils est un vrai moulin »

Dans le lycée du fils de Maryse, on semble avoir pris en compte ce risque. « Il est interdit de rester devant l’établissement, qui n’ouvre ses portes que 5 minutes avant la sonnerie, précise la mère de famille. Mais alors, que doivent faire les jeunes qui prennent les transports en commun et arrivent en avance ? Déambuler dans les rues ? C’est déplorable. Qu’on les laisse rentrer dans la cour avec vérification du carnet de correspondance. »

>> A lire aussi : Menace terroriste: Des mesures pour renforcer la sécurité dans les écoles dès la rentrée

Si les mesures de sécurité peuvent paraître lourdes ou inefficaces pour certains parents, d’autres déplorent au contraire l’absence totale de sécurisation de l’établissement de leurs enfants. « L’école maternelle de mon fils est un vrai moulin de 9 h à 16 h, dénonce Ga Ly. Tout le monde rentre sans problème. On a beau être dans un petit village, ça fait un peu flipper quand même. » Cindax, Julie et Virginie acquiescent. « Imaginez comme je suis sereine », ajoute la dernière, qui précise vivre « aux portes de Paris. »

« Une présence policière n’est pas suffisante pour protéger les enfants en cas d’attaque »

Mais alors, quid des 3.000 réservistes de la gendarmerie censés renforcer les effectifs des autres forces de l’ordre pour surveiller les écoles ? « Tout au long de l’année, une attention particulière sera portée aux abords des établissements », promettait pourtant le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, lors d’une conférence de presse fin août. « Ces mesures, c’est du pipeau, car il n’y a plus de moyens humains disponibles pour les assurer », estime Tom. Autrement dit, impossible de sécuriser de la même manière tous les établissements scolaires de France. Un constat qui laisse Laura quelque peu désabusée : « Une présence policière devant les établissements scolaires est importante et peut-être rassurante dans la conjoncture actuelle. Mais je ne pense pas que cela soit suffisant » Optimiste…