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SECURITELe financement de la sécurité des universités fait polémique

Terrorisme: La sécurité des universités assurée grâce au Fonds handicapés, la polémique enfle

SECURITE
L’Association des paralysés de France accuse le gouvernement de « sacrifier l’emploi des personnes en situation de handicap »…
Une personne en fauteuil roulant participe à une manifestation pour demander plus d'accessibilité, devant l'Assemblée nationale, le 06 juillet 2015 à Paris
Une personne en fauteuil roulant participe à une manifestation pour demander plus d'accessibilité, devant l'Assemblée nationale, le 06 juillet 2015 à Paris - KENZO TRIBOUILLARD AFP
20 Minutes avec agences

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Trente millions d’euros pour assurer la sécurité sur les campus des universités face au risque terroriste. L’enveloppe est conséquente et a été bien accueillie par les présidents d’établissement. Annoncée le 31 août par la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem, elle puise ces deniers dans le (le FIPHFP).

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Une « nouvelle main basse du gouvernement »

En effet, ces universités ont, cette année encore, été autorisées à ne pas verser la totalité de leur contribution au FIPHFP. De fait, si tous les employeurs publics employant moins de 6 % de personnes handicapées doivent normalement contribuer à ce fonds, les universités sont à 1,6 %, déplore l’ (APF).

La dérogation ne plaît ainsi guère à l’association qui s’est ainsi élevée, mardi, contre , accusant le gouvernement de « sacrifier l’emploi des personnes en situation de handicap ». D’après l’APF, cette « nouvelle main basse du gouvernement » va, pour la troisième année consécutive, « se faire au détriment des droits des personnes en situation de handicap ». « Ce gouvernement ne cesse de remettre en cause les moyens alloués à l’emploi » de ces personnes, poursuit l’association.

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Les contributions des employeurs ont baissé de 41 %

L’ancienne secrétaire d’État Marie-Anne Montchamp, présidente du club Entreprises & handicap, a, elle, déploré un « coup préjudiciable » au FIPHFP. « La politique d’emploi en faveur de nos compatriotes handicapés ne peut en aucune façon être la variable d’ajustement des autres politiques publiques », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Le syndicat SGEN-CFDT a, quant à lui, dénoncé dans une manœuvre budgétaire « inacceptable », qui « révèle surtout l’insuffisance des moyens accordés aux universités ».

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Du côté du ministère de l’Education, on assure que la mesure ne « pénalise pas l’emploi des personnes handicapées ». Reste qu’en 2015, les dépenses du FIPHFP se sont élevées à 160 millions d’euros, en baisse de 12 % par rapport à 2014. Selon le dernier bilan, les contributions des employeurs ont baissé de 41 % à 126 millions d’euros.

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