Apologie du terrorisme: Jean-Marc Rouillan, ex-membre d'Action directe, condamné à huit mois de prison

JUSTICE Il avait qualifié, le 23 février dernier, les djihadistes qui ont frappé la France de « très courageux »…

20 Minutes avec AFP

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Le cofondateur de l'organisation armée d'extrême-gauche Action directe, Jean-Marc Rouillan, le 17 décembre 2007 à Marseille.
Le cofondateur de l'organisation armée d'extrême-gauche Action directe, Jean-Marc Rouillan, le 17 décembre 2007 à Marseille. — M. GANGNE / AFP

Jean-Marc Rouillan, l’ancien membre d’Action directe, a été condamné ce mercredi à huit mois de prison pour apologie du terrorisme, après avoir  qualifié les djihadistes qui ont frappé la France de « très courageux ».

A l’audience le 24 juin devant le tribunal correctionnel de Paris, le parquet avait requis un an de prison ferme contre le dernier membre du noyau dur du groupuscule d’extrême gauche  à avoir recouvré la liberté en mai 2012, après 24 ans de prison.

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« J’aurais dû dire "déterminés" »

Le 23 février, lors de l’enregistrement de l’émission « La Grande Tchatche » à la rédaction du mensuel satirique marseillais Le Ravi, diffusée sur les ondes de « Radio grenouille », Jean-Marc Rouillan était venu pour faire la promotion de son dernier film. « Moi, je les ai trouvés très courageux, en fait », a-t-il déclaré lors de l’émission, au sujet des djihadistes qui ont frappé la France, « ils se sont battus courageusement : ils se battent dans les rues de Paris (alors qu’ils) savent qu’il y a 2.000 ou 3.000 flics autour d’eux ».

« J’aurais dû dire « déterminés »», a-t-il déclaré à la barre, pour parler des djihadistes avec lesquels il n’a « aucune connivence », « ce sont des ennemis ». « Vous auriez pu le dire mais vous ne l’avez pas dit », avait rétorqué la magistrate du parquet dans son réquisitoire. Pour elle, ces propos sont « sans ambiguïté », et Jean-Marc Rouillan « essaie tant bien que mal de faire machine arrière » et ne les « assume pas ».

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Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour les assassinats terroristes de l’ingénieur général de l’armement René Audran et du PDG de Renault Georges Besse, il avait été réincarcéré après une interview dans L’Express en 2007, où il déclarait qu’il ne « crachait » pas sur tout ce qu’il avait fait, violant ainsi l’interdiction qui lui est faite de s’exprimer publiquement sur des faits pour lesquels il avait été condamné.