Plan social à SFR: Les salariés en grève, «aucun licenciement sec» d’ici 2019, répond la direction

TELECOMS « Nous sommes engagés dans une vraie logique de transformation de l’entreprise », explique le PDG Michel Combes…

20 Minutes avec AFP

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Une boutique SFR.
Une boutique SFR. — Remy de la Mauviniere / AP / SIPA

Les relations sont tendues entre une partie des syndicats et la direction de SFR. La CGT et CFE-CGC, qui n’ont pas signé l’accord conclu par la direction avec les deux principaux syndicats du groupe, ont appelé ce mardi à « une journée nationale d’action unitaire et de grève ».

Cet appel a peu mobilisé malgré la suppression programmée d'ici à mi-2019 de 4.000 à 5.000 postes, soit un tiers des effectifs, une partie des salariés semblant résignés à quitter le groupe avec un chèque.

Un rassemblement peu suivi

La CGT avait appelé l'ensemble du personnel du groupe SFR Numericable à faire grève et manifester contre ce plan. Selon le syndicat, 450 salariés de la branche SFR distribution, la plus mobilisée, ont répondu à l'appel et 50 magasins sur 424 étaient fermés en matinée.

La direction recensait, elle, à la mi-journée, 200 grévistes.

Un rassemblement devant le siège de SFR à Saint-Denis, aux portes de Paris, a réuni moins de 100 personnes, en majorité des délégués syndicaux, militants d'autres entreprises, militants du Front de gauche et élus dyonisiens. En région, des rassemblements de quelques dizaines de personnes se sont tenus dans plusieurs villes.

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« Il n’y aura aucun licenciement sec chez SFR » d’ici 2019, a toutefois tenu à réaffirmer Michel Combes, le PDG de l’opérateur de télécommunications, confirmant un engagement pris par le groupe début août. Sur le plan social, « nous sommes engagés dans une vraie logique de transformation. L’entreprise, comme tous les opérateurs de télécommunications doit s’adapter à un contexte qui a évolué depuis plusieurs années », a argué le PDG sur France inter en soulignant qu’Orange et Bouygues Telecom l’ont déjà fait.

Un plan social à 800 millions d’euros ?

« Nous avons signé début août un accord de transformation de l’entreprise avec les deux organisations syndicales les plus représentatives de l’entreprise, la CDFT et l’Unsa (…) qui ont souhaité accompagner la direction dans la transformation indispensable de l’entreprise », a rappelé Michel Combes.  Conclu le 4 août avec les deux premiers syndicats du groupe SFR, cet accord établit un plan de 5.000 départs volontaires.

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Commentant le coût du plan social de 800 millions d’euros, calculé par des analystes mais pas confirmé par l’entreprise, le PDG a par ailleurs déclaré que cet ordre de grandeur ne lui paraissait « pas choquant ».