La justice accorde un droit de visite à un père soupçonné de radicalisation

JUSTICE La mère de l’enfant craint un enlèvement…

Clémence Apetogbor
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Illustration. Police nationale.
Illustration. Police nationale. — SIPA

Un homme, soupçonné de radicalisation, a obtenu de la justice un droit de visite pour son enfant âgé de 18 mois. La mère du jeune enfant, qui craint que l’homme rejoigne la Syrie, ne compte pas faire respecter ce droit accordé par la justice au père de son enfant, rapporte ce mercredi RTL sur son site internet.

Enfreindre la loi pour protéger son enfant

La jeune femme de 21 ans affirme tenir, « comme n’importe quelle mère, à protéger (s) on enfant », et estime que « la justice, elle, ne compte pas protéger (s) on enfant ». Celle qui a saisi le ministère de l’Intérieur rappelle que « pendant (s) a grossesse, (le père de l’enfant) lui a proposé de partir en Syrie ou en Égypte pour y apprendre la religion » et pour que lui parte combattre.

La radio rappelle également que deux des oncles paternels de l’enfant sont morts en Syrie après avoir rejoint les rangs de l’organisation de l’Etat islamique.

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L’avocate de la jeune femme, Me Samia Maktouf estime que « compte tenu d’un contexte ambiant de terrorisme, il aurait fallu que la juge qui a tranché se renseigne […] pour que la décision soit à la mesure du danger qu’encourt l’enfant ».

« Ma cliente risque d’enfreindre la loi : elle voudrait que ce droit de garde soit entouré, protégé, parce que lui [au père] confier cet enfant, c’est le mettre en danger ».