Fondation pour l'islam de France: Jean-Pierre Chevènement fustige ceux qui le critiquent

RELIGION L’ex-ministre de 77 ans répond à ceux qui l’ont attaqué au sujet de sa nomination et de ses récentes déclarations…

20 Minutes avec AFP

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Paris, le 19 août 2015. Jean-Pierre Chevènement.
Paris, le 19 août 2015. Jean-Pierre Chevènement. — HOMAS SAMSON / AFP

Cible de nombreuses critiques ces derniers jours, notamment sur les réseaux sociaux, Jean-Pierre Chevènement dénonce des « procès d’intention fielleux ». Dans un entretien accordé au Figaro ce mercredi, l’ancien ministre de l’Intérieur a balayé les critiques sur sa nomination à la tête de la Fondation pour l’islam de France et ses récentes déclarations.

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Après avoir invité les musulmans à la « discrétion », Jean-Pierre Chevènement avait semé le trouble en affirmant sur France Inter qu’il y avait « à Saint-Denis, par exemple, 135 nationalités, mais il y en a une qui a quasiment disparu », alimentant selon ses détracteurs la théorie du « grand remplacement ».

« Des snipers de plume et de micro »

« La plupart de ces critiques ont un arrière-plan politique : elles procèdent d’une philosophie communautariste que j’ai toujours combattue en tant que républicain laïc », réplique-t-il. Il s’agit de « procès d’intention fielleux qui me sont faits par quelques snipers de plume et de micro dont je suis la cible depuis très longtemps », ajoute-t-il.

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Concernant ses déclarations sur « les 135 nationalités à Saint-Denis » avec « une qui a quasiment disparu », Jean-Pierre Chevènement explique qu’il faisait allusion à la disparition de la « classe ouvrière française », un « puissant facteur d’ intégration ». « Notamment à travers ses organisations politiques et syndicales ou à travers l’école où la maîtrise de la langue française n’est plus assurée dans les petites classes », justifie-t-il.

Quant aux critiques sur le choix d’un non-musulman pour présider la fondation, il rappelle qu’elle est « d’intérêt public et que son objectif […] nullement cultuel ». Son budget, évalué par le ministère à cinq millions d’euros, proviendra de fonds « exclusivement français ».