Crise du lait: «Toutes les régions sont mobilisées», assure le secrétaire général de la FNSEA

AGRICULTURE Des actions contre des sites Lactalis ont débuté ce lundi à l'appel de la FNSEA, premier syndicat agricole...

20 Minutes avec AFP

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Les éleveurs manifestent contre le prix versé par Lactalis (photo prise le 29 juillet 2016) AFP PHOTO / JEAN-FRANCOIS MONIER
Les éleveurs manifestent contre le prix versé par Lactalis (photo prise le 29 juillet 2016) AFP PHOTO / JEAN-FRANCOIS MONIER — AFP

Dernière info: Lactalis et les organisations de producteurs vont reprendre les négociations sur le prix du lait mardi matin à la Préfecture de Mayenne, selon le groupe.

Elle l'avait promis dimanche. La FNSEA, premier syndicat agricole, a annoncé lundi qu'elle organiserait des actions devant une quinzaine d'usines de Lactalis à partir de 20h afin d'obtenir la reprise des négociations sur le prix du lait entre le géant industriel et les organisations de producteurs.

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«Toutes les régions sont mobilisées», et le mouvement ne s'arrêtera que lorsque les discussions avec Lactalis reprendront, a déclaré le secrétaire général de la FNSEA Dominique Barrau. Les actions devant les usines seront accompagnées d'opération de sensibilisation des consommateurs qui débuteront dans l'après-midi.

Sit-in et circulations de tracteurs

Des «circulations de tracteurs» sont par exemple prévues près de sites Lactalis en Haute-Saône, ainsi qu'un «sit-in» en Bretagne à Cesson-Sévigné, près de Rennes. Les sections locales de la FDSEA doivent détailler dans l'après-midi les actions exactes qu'elles prévoient.

Des agriculteurs se rendront dans des supermarchés en Bretagne, dans le Grand Est, les Hauts-de-France ou en Rhône-Alpes pour sensibiliser les consommateurs, avec par exemple des opérations de «stickage» (pose d'autocollants portant des slogans anti-Lactalis sur les produits du groupe), a expliqué Dominique Barrau.

Relancer les négociations

La FNSEA avait annoncé dimanche cette mobilisation pour tenter de forcer le n°1 mondial du lait à remonter ses prix d'achat, après l'échec de deux sessions de négociations, jeudi à Paris et vendredi à Laval. En élargissant le combat à l'ensemble du pays, les producteurs de lait cherchent à augmenter la pression sur Lactalis, resté silencieux depuis vendredi.

Le groupe laitier avait alors proposé une augmentation de 15 euros la tonne de lait à compter du 1er septembre, soit environ 271 euros, une proposition perçue comme un véritable camouflet par les agriculteurs, qui estiment leur coût de production à 300-320 euros au minimum la tonne.