Embauche dans les lycées: Wauquiez demande la transmission des fichiers S

EDUCATION «Quand j'embauche du monde dans mes lycées je ne sais pas quelle est la réalité de la menace», a déclaré le président de la région Rhône-Alpes-Auvergne...

M.C. avec AFP

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Laurent Wauquiez à Lyon le 4 janvier 2016
Laurent Wauquiez à Lyon le 4 janvier 2016 — Bony/SIPA

Laurent Wauquiez veut l’accès aux fichiers S pour les lycées. Le président par intérim du parti Les Républicains a demandé dimanche sur BFMTV au gouvernement qu’il transmette aux régions des informations pour que ne soit pas embauché dans des lycées du personnel qui ferait l’objet d’un signalement pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ».

« Je demande solennellement pour cette rentrée que l’Etat nous transfère les fichiers S qui nous permettent de s’assurer que quand on embauche quelqu’un on ne met pas dans un établissement scolaire une personnalité proche de réseau intégriste qui pourrait ensuite se révéler une menace énorme pour nos enfants », a demandé le président de la région Rhône-Alpes-Auvergne.

« 15 lycées publics équipés de portiques de sécurité »

« Quand j’embauche du monde dans mes lycées comme président de région je ne sais pas quelle est la réalité de la menace des personnes ou non potentiellement que je peux embaucher », a-t-il explicité, de même pour les présidents de départements pour les collèges et les maires pour les écoles a-t-il énuméré.

Il a par ailleurs précisé que dans sa région « 15 lycées publics ont été équipés de portiques de sécurité, de caméras, et de systèmes qui permettent de filtrer l’entrée » et que » 15 autres seront bouclés d’ici la fin de l’année ».

« Procédure disciplinaire » en vue d’une exclusion de l’Education nationale

Cette semaine, la ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, a indiqué que les enseignants fichés S et signalés par le ministère de l’Intérieur pour des faits tangibles font l’objet d'« une suspension immédiate et d’une procédure disciplinaire » en vue d’une exclusion de l’Education nationale. Les personnels fichés S sont signalés au ministère de l’Education par le ministère de l’Intérieur.

Les agents de l’Education nationale suspendus jusqu’à présent l’ont été parce qu’ils étaient fichés S et que « des faits tangibles font penser qu’ils peuvent être dangereux pour les élèves », avait-on précisé dans l’entourage de la ministre.

La circulaire du 29 juillet sur les mesures de sécurité dans les écoles et établissements scolaires évoquait « le suivi des élèves et personnels dans un processus de radicalisation ». « Les autorités académiques seront informées par les préfets de tout signalement » concernant un enseignant ou un agent au contact avec des élèves, « afin de prendre des mesures appropriées ».