Arrêté «anti-burkini» suspendu: «Assumons le débat», lance Manuel Valls

POLITIQUE Dénoncer le burkini, « c’est dénoncer un islamisme mortifère, rétrograde », estime le Premier ministre…

20 Minutes avec AFP

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Manuel Valls, le 15 juillet 2016 à Paris.
Manuel Valls, le 15 juillet 2016 à Paris. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Après la décision du Conseil d’Etat de suspendre l’arrêté interdisant le burkini, Manuel Valls prend acte. Mais le Premier ministre estime ce vendredi que la décision de la plus haute juridiction administrative du pays « n’épuise pas le débat qui s’est ouvert dans notre société » sur cette question.

« Ce débat n’est pas anodin », explique Manuel Valls dans une tribune publiée sur Facebook, intitulée « Assumons le débat sur le burkini ». Il avait soutenu en août les maires prenant ces arrêtés et créé ainsi des crispations au sein même de son gouvernement.

« Rester silencieux, comme par le passé, c’est un petit renoncement »

« C’est un débat de fond, qui vient après d’autres : il y a trente ans, la question du foulard dans les écoles, puis la loi de 2004 sur le port de signes religieux, et celle de 2010 sur le voile intégral dans l’espace public », ajoute le Premier ministre sur sa page Facebook, ajoutant que « rester silencieux, comme par le passé, c’est un petit renoncement. Une démission de plus ».

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« Bien sûr, il ne faut pas être dupe de ceux à droite et à l’extrême droite qui exploitent ce débat pour pointer du doigt les musulmans », met-il en garde. « Mais au-delà, une question fondamentale se pose : dénoncer cette tenue, est-ce stigmatiser les musulmans, ou bien est-ce justement le port de signes prosélytes de cette nature qui est un risque pour tous les musulmans de France, alors assimilés à l’islamisme politique militant ? ».

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« Je veux répondre clairement : dénoncer le burkini, ce n’est en aucun cas mettre en cause une liberté individuelle. Il n’y a pas de liberté qui enferme les femmes ! C’est dénoncer un islamisme mortifère, rétrograde », fait-il valoir.