Accident de la route: Bientôt une nouvelle liste des médicaments dangereux

SECURITE ROUTIERE Selon une précédente étude de l’Inserm, la prise de médicaments à risque serait responsable de 3 à 4 % de l’ensemble des accidents de la circulation en France…

20 Minutes avec AFP

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Une automobiliste téléphone avec un kit mains libres. Illustration.
Une automobiliste téléphone avec un kit mains libres. Illustration. — J.-S. Evrard / Sipa

La liste des médicaments dont la consommation peut être dangereuse au volant, et qui nécessitent donc un message d’avertissement, sera bientôt revue, a annoncé jeudi la sécurité routière, après qu’une récente étude a pointé du doigt l’inefficacité de ce système.

« Il faut maintenir en vie le système des pictogrammes qui reste efficace », a plaidé le Délégué interministériel en charge de la sécurité routière Emmanuel Barbe. La Sécurité routière, avec l’agence du médicament, « remet à jour la liste des médicaments qui doivent être soumis aux pictogrammes », a-t-il ajouté, annonçant une prochaine « campagne de sensibilisation auprès des médecins et des pharmaciens pour qu’un rappel des pictogrammes soit fait ».

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Les pictogrammes, ça ne suffit pas

« Les informations inscrites sur les boîtes de médicaments sont pertinentes, mais ça ne suffit pas », résume Emmanuel Lagarde, principal auteur de cette étude de chercheurs de l’Inserm, qui n’a « pas vu de baisse durable du risque d’accident lié aux médicaments » après la mise en place à partir de 2007 d’un nouveau système de pictogrammes destinés à identifier les médicaments les plus à risque pour la conduite d’un véhicule.

Les médicaments à risque pour la conduite, soit un tiers des médicaments sur le marché, font l’objet d’une signalisation en France depuis la fin des années 1990.