«Air cocaïne»: Les deux pilotes autorisés à utiliser des bombardiers d'eau

JUSTICE Placés sous contrôle judiciaire, ils pourront de nouveau piloter, mais seulement des avions pour lutter contre les incendies...

20 Minutes avec AFP

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Bruno Odos et Pascal Fauret en République dominicaine, le 17 juin 2014.
Bruno Odos et Pascal Fauret en République dominicaine, le 17 juin 2014. — Ezequiel Abiu Lopez/AP/SIPA

Etonnante reconversion. La justice a autorisé Bruno Odos et Pascal Fauret, les deux pilotes mis en examen dans l’affaire Air Cocaïne, à exercer à nouveau leur activité professionnelle… mais uniquement aux commandes d’avions bombardiers d’eau.

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Les deux pilotes, suspectés d’avoir pris part à un vaste trafic international de cocaïne, et qui s’étaient enfuis en octobre de façon rocambolesque de République Dominicaine, avaient été libérés le 24 mars et placés sous un contrôle judiciaire, qui leur interdisait notamment d’exercer toute activité dans le domaine aéronautique.

Bruno Odos et Pascal Fauret souhaitant participer fin mai à des épreuves de sélection de pilotes bombardiers d’eau, leur avocat avait demandé une modification de leur contrôle judiciaire au printemps, ce que la juge d’instruction marseillaise en charge de l’enquête avait refusé. Finalement, la cour d’appel d’Aix-en-Provence leur a donné raison dans un arrêt rendu le 30 juin, consulté lundi par l’AFP.

Pas de crainte d’un « renouvellement de l’infraction »

« Ce projet professionnel ne fait pas craindre le renouvellement de l’infraction puisque, s’il s’agit d’un emploi dans le domaine de l’aviation, il ne porte pas sur le transport aérien de personnes ou de marchandises mais sur la lutte contre les incendies », relèvent les juges. La décision a été rendue après les épreuves de sélection auxquelles les pilotes mis en examen voulaient participer, mais « d’autres épreuves sont susceptibles de se dérouler dans un avenir proche », ajoutent-ils.

L’interdiction de quitter le territoire est maintenue pour les deux hommes, qui avaient été interpellés à Punta Cana dans la nuit du 19 au 20 mars 2013, alors que le Falcon 50 qu’ils pilotaient s’apprêtait à décoller pour Saint-Tropez (Var) avec à son bord, vingt-six valises contenant 680 kg de cocaïne.