Angie Vu Ha lors du Grand Prix de Singapour 2011.
Angie Vu Ha lors du Grand Prix de Singapour 2011. — ANGIE VU HA / WIKIPEDIA

JUSTICE

La « DJ super-modèle la plus sexy d’Asie » mise en examen à Paris pour soustraction d'enfant

Il est reproché à Angie Vu Ha de ne pas avoir ramené la petite Isabella à son père français...

Une DJ et starlette vietnamienne, Angie Vu Ha, a été mise en examen vendredi à Paris dans une affaire de « soustraction d’enfant » au lendemain de son extradition par les Etats-Unis où elle était emprisonnée, a-t-on appris samedi auprès de son avocate.

Mère d’une fille âgée aujourd’hui de 10 ans, Thi Ha Vu - Angie Vu Ha à la scène - a été mise en examen pour « soustraction aggravée d’un enfant mineur » par un juge d’instruction du tribunal de grande instance de Paris. L’une de ses avocates Elise Arfi a dénoncé une « décision excessive ».

Ancienne Playmate

La mère de 33 ans, ancienne Playmate du magazine Playboy, se présente comme « la DJ super-modèle la plus sexy d’Asie » sur son site Internet, où elle pose dénudée. Résidant aux Etats-Unis, Angie Vu Ha faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international délivré le 9 octobre 2015 par le juge d’instruction parisien, et qui avait conduit à son interpellation à l’aéroport JFK de New York le 4 novembre. Elle était depuis en détention provisoire à New York, en attendant son extradition, réclamée par les autorités françaises.

La justice reproche à la jeune femme de ne pas avoir ramené la petite Isabella, née à Singapour, à son père français après ses vacances prévues aux Etats-Unis du 15 au 29 août 2015, selon la demande d’extradition consultée par l’AFP. Le 28 août, elle avait fait savoir par courriel au père que l’enfant se trouvait au Vietnam pour un an. Ce dernier avait porté plainte. La mère était ensuite rentrée aux Etats-Unis en provenance d’Asie avec la petite fille fin octobre. Elle avait été arrêtée alors qu’elle s’apprêtait à s’envoler vers la Chine avec sa fille.

Des « conditions scandaleuses d’arrestation et de détention »

Les deux parents, séparés, exerçaient conjointement l’autorité parentale, mais le tribunal de grande instance de Paris avait fixé la résidence habituelle d’Isabella chez son père. Un jugement de juillet 2015 qui n’avait pas été notifié à la mère, argue sa défense.

Ses avocates Beryl Brown et Elise Arfi ont dénoncé dans un communiqué ses « conditions scandaleuses d’arrestation et de détention », pendant plus de huit mois. « Au lieu de l’emprisonner, on aurait pu essayer de la convoquer devant le juge à Paris », a ajouté Me Arfi. Sa cliente, sous contrôle judiciaire, entend « saisir la justice pour modifier les conditions de la garde de sa fille ». Le père avait reconnu tardivement la fillette alors qu’elle avait 5 ans, selon la demande d’extradition.