Burkini: Rachid Nekkaz s'engage à payer toutes les amendes

DEBAT En 2010, l’entrepreneur avait créé un « fonds de défense de la liberté doté d’un million d’euros », prévu pour payer toutes les amendes liées au port du niqab…

20 Minutes avec agence

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Rachid Nekkaz, le 3 janvier 2012 à Paris.
Rachid Nekkaz, le 3 janvier 2012 à Paris. — Francois Mori/AP/SIPA

Le « défenseur de la liberté et de la laïcité » autoproclamé revient à la charge. Après la validation des arrêtés anti-burkini (contraction de bikini et burqa) notamment à Cannes (Alpes-Maritimes), Rachid Nekkaz a indiqué jeudi à Europe 1 vouloir payer toutes les amendes liées au port du burkini.

« Je considère que personne n’a droit en démocratie d’empêcher une personne de porter l’habit de son choix dès lors que cet habit ne représente pas un danger pour la liberté d’autrui ou la sécurité du territoire », a expliqué sur Europe 1 le quadragénaire, qui assure avoir reçu une première demande d’une « jeune femme verbalisée à Cannes ». « Je ne crois pas que le burkini soit la meilleure façon de s’intégrer dans la société européenne. Néanmoins […] il ne couvre pas le visage, contrairement au niqab », a-t-il justifié.

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Ce spécialiste de l’immobilier à la réputation sulfureuse, qui se décrit comme « musulman laïc », n’en est pas à son premier coup d’éclat. Candidat éphémère à l’élection présidentielle française en 2007, connu pour avoir rendu son passeport français aux autorités sous les yeux de la presse, Nekkaz avait déjà créé, en 2010, « un fonds de défense de la liberté et de la laïcité » doté d’un million d’euros, prévu pour payer toutes les amendes liées au port du niqab dans la rue et en Europe.

Selon ses dires, cités par Nice-Matin, il aurait ainsi dépensé plus de 230.000 euros depuis 2010. Pas sûr qu’il ait cette fois à dépenser autant, compte tenu du nombre peu élevé de villes où le burkini a été prohibé.