Cannes: Trois femmes en «burkini» déjà verbalisées

PV La ville de Cannes a été la première à interdire le port du burkini cet été...

20 Minutes avec AFP

— 

Un policier sur la Croisette lors du 69e Festival de Cannes en mai 2016
Un policier sur la Croisette lors du 69e Festival de Cannes en mai 2016 — LOIC VENANCE / AFP

Pour la première fois, trois femmes en « burkini » ont été verbalisées le week-end dernier sur les plages de Cannes (Alpes-Maritimes), qui a interdit le port de ces tenues de bain couvrantes, rapporte Le Parisien/Aujourd’hui en France ce mercredi.

Les trois femmes, âgées de 29, 32 et 57 ans, ont dû s’acquitter d’une amende de 38 euros, a indiqué le cabinet du maire LR David Lisnard au quotidien.

>> A lire aussi : Valls «soutient» les maires qui ont interdit le «burkini»

La polémique enfle

Six autres femmes se baignant en étant couvertes ont également été rappelées à l’ordre, sans être verbalisées, et « ont quitté la plage sans faire de difficulté », a-t-on précisé de même source au journal.

En pleine polémique sur le « burkini », plusieurs mairies côtières de France, de Corse jusqu’au Pas-de-Calais, ont pris des arrêtés pour interdire ce type de tenue de plage couvrant le corps et la tête des femmes, parfois même sans avoir constaté son usage.

>> A lire aussi : Rixe à Sisco: «L’élément déclencheur reste flou», un témoin évoque un mobile raciste

La mairie de Cannes est la première cet été à s’être opposée, le 27 juillet, à « une tenue de plage manifestant de manière ostentatoire une appartenance religieuse, alors que la France et les lieux de culte religieux sont actuellement la cible d’attaques terroristes ».

La décision du Conseil d’Etat sur l’arrêté de Cannes attendue

Mandelieu-la-Napoule, voisine de Cannes, avait pris en toute discrétion un arrêté similaire dès juillet 2013, « à partir de faits constatés », selon le service communication de la ville. Celui-ci a été copié textuellement par les autres mairies sur sa définition des tenues interdites. L’accès aux plages y est « interdit à toute personne n’ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes moeurs et de la laïcité ».

Après avoir été débouté par le tribunal administratif de Nice, le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) attend une décision du Conseil d’Etat sur la légalité de l’arrêté de Cannes, qu’il conteste.