Georges Séguy, ancien secrétaire de la CGT, est mort à 89 ans

DISPARITION Ancien résistant et déporté, il avait dirigé la CGT entre 1967 et 1982…

V.V. avec AFP

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Georges Séguy, le 30 mars 1978 (photo d'archive).
Georges Séguy, le 30 mars 1978 (photo d'archive). — STF / AFP

« Il a résisté à la maladie jusqu’au bout de ses forces mais il s’est éteint de faiblesse. » Georges Séguy, qui a dirigé la CGT de 1967 à 1982, est décédé samedi à l’âge de 89 ans à l’hôpital de Montargis (Loiret), a-t-on appris dimanche auprès de l’Institut d’histoire sociale (IHS) de la CGT, dont il était président d’honneur.

« Il est décédé hier en début d’après-midi », a déclaré Elyane Bressol, présidente de l’IHS, qui a précisé que l’ancien secrétaire général de la CGT « était hospitalisé depuis quelques jours à l’hôpital de Montargis, dans le Loiret ».

Il avait cédé sa place à Krasucki en 1982

« Ces deux dernières années, la maladie ne l’a pas épargné, mais il est resté, jusqu’à ces dernières semaines, un résistant qui s’intéressait à la vie sociale du pays et qui avait un avis », selon Elyane Bressol.

Ancien résistant et déporté, Georges Séguy avait succédé en 1967 à Benoît Frachon à la tête de la CGT. C’est lui qui avait mené pour son syndicat les négociations de Grenelle en mai 1968, avant de devenir l’adversaire principal sur le terrain syndical des gouvernements de la Ve République.

En 1982, il avait cédé sa place à Henri Krasucki et quitté le bureau politique du PCF, parti dont il était membre depuis 1947. Officier de la Légion d’honneur, il avait publié « Le Mai de la CGT » (1972), « Lutter » (1975), et « Résister, de Mauthausen à Mai 68 » (2008).