Pokémon GO: Sur la route des vacances, les pokémon se font rares

DIVERTISSEMENT La limitation de vitesse et l’absence de pokémon rares restreignent les possibilités sur l’autoroute…

O. P.-V.

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Un Indien jouant à Pokémon GO à Phnom Penh le 10 août 2016.
Un Indien jouant à Pokémon GO à Phnom Penh le 10 août 2016. — TANG CHHIN SOTHY / AFP

Avant toute chose, précisons que cela ne concerne pas le conducteur de la voiture qui emmène tout le monde en vacances. Les messages sur l’autoroute le rappellent d’ailleurs depuis le début du phénomène Pokémon GO en France : « Celui qui conduit, c’est celui qui ne joue pas ».

Mais pour les autres, ceux qui se trouvent sur le siège arrière notamment et espèrent profiter d’une vitesse de croisière de 130 kilomètres/heure pour faire éclore un œuf de Ronflex en dix minutes, le développeur du jeu Niantic a préparé plusieurs parades.

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Une vitesse d’incubation limitée à 10,5 km/h

La dernière mise à jour du jeu a réservé une petite surprise à ceux qui s’amusaient au volant ou dans le RER. Désormais, grâce au système de géolocalisation, l’application peut mesurer la vitesse à laquelle se déplace le smartphone. Un message s’affiche alors quand le joueur est dans ou sur un véhicule qui se déplace au-delà d'une certaine vitesse (10,5 km/h?)

Il est possible d’indiquer que l’on est passager, mais dans tous les cas, les œufs n’accumulent plus de distance au-delà de cette vitesse. Le problème est donc le même pour les vacanciers qui partent en train ou en avion. Et même à vélo, si le lieu de villégiature n’est pas trop loin.

Peu de pokéstops en dehors des zones urbaines…

Pour maximiser ses chances de tous les attraper, il faut passer par des pokéstops. Sauf que tous les territoires ne sont pas égaux en termes de ressources Pokémon, comme l’a cartographié Le Monde. Nourrie collectivement par les joueurs d’Ingress, le précédent jeu de Niantic sur lequel se base Pokémon GO, la map des pokéstops est extrêmement fournie en ville, et de moins en moins quand on s’éloigne des zones à forte concentration humaine.

À Paris, il y en a quasiment 30.000, plusieurs par rues. À Strasbourg, il n’y en a plus que 1.483 et à Guéret, dans la Creuse, les pokéstops sont faciles à compter, il n’y en a que 7. De fait, sur l’autoroute, n’espérez pas faire le plein de pokéballs.

…et peu de pokémon puissants

Sur la route des vacances, s’il n’y a pas de pokéstops, il y a quand même quelques bestioles virtuelles. Mais, d’une part, ce ne sont pas les plus rares ou les plus puissantes. D’autre part, en voiture à plus de 100 km/h, le joueur se déplace trop vite pour avoir le temps d’en capturer une. Reste les aires d’autoroutes, mais le choix est limité. Toutefois, des gares et des aéroports doivent héberger quelques pokémon et pokéstops pour ceux qui auraient choisi ce mode de transport.