«Charlie Hebdo» porte plainte contre X pour des menaces de mort

JUSTICE Une soixantaine de messages d’insultes et de propos antisémites ont été rédigés sur la page Facebook du journal…

H. B.

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Le journal satirique «Charlie Hebdo» en kiosque.
Le journal satirique «Charlie Hebdo» en kiosque. — ALLILI/SIPA

Plus d’un an et demi après le terrible attentat perpétré par les frères Kouachi, Charlie Hebdo fait toujours l’objet de menaces. Le journal satirique a déposé plainte contre X jeudi après avoir reçu des menaces de mort sur sa page Facebook, a indiqué ce vendredi l'un des responsables de l'hebdomadaire satirique.

«Ca n'arrête pas»

«Nous avons déposé plainte, hier, auprès du commissariat du 13e arrondissent de Paris pour menaces», a déclaré à l'AFP Eric Portheault, coactionnaire du journal avec Riss, confirmant une information du Parisien. «Ca n'arrête pas», a-t-il ajouté à propos des menaces. «Les menaces ont commencé à la mi-juillet, mais il y en a surtout eu mardi», a précisé Eric Portheault.

Mercredi, l'hebdomadaire a dévoilé sur Facebook la une de son numéro paru mercredi. Sur la une de cette édition datée du 10 août figure un couple nu sur la plage. Un homme, longue barbe d’où pointe son sexe, court à côté d’une femme également nue qui porte le voile. Avec comme slogan, pour accompagner le dessin : «  Musulmans. Dé-coin-cez-vous ! »

«On ne peut pas laisser passer des menaces, des insultes, des propos racistes. C'est impossible. Surtout des menaces de mort. Le 10 août, on nous a dit "dans 20 jours, attentat+"», relate Eric Portheault. Au total, une soixantaine de messages d’insultes et de propos antisémites ont été rédigés sur la page Facebook de Charlie Hebdo.

Une enquête ouverte

Dans la foulée, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour «menaces de morts matérialisées par écrit», a-t-on précisé de source judiciaire. Les investigations concernent plusieurs dizaines de messages, sur la période juillet-août, a-t-on ajouté de même source.

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Charlie Hebdo avait déjà reçu des menaces pendant l’Euro de football après la une du 14 juillet montrant le footballeur Antoine Griezmann caricaturé en vibromasseur, accompagné du petit message : « Faites-nous vibrer ! ». Depuis l’attentat du 7 janvier 2015, où douze personnes ont été assassinées, la rédaction du journal fait toujours l’objet d’une protection policière renforcée.