Paris: Le rectorat enquête sur des messages antisémites d'une prof de Janson-de-Sailly

EDUCATION Une enseignante en classe préparatoire au prestigieux lycée parisien Janson-de-Sailly fait l’objet d’une enquête de l’Education nationale pour des messages antisémites et complotistes qu’elle aurait publiés sur Facebook…

L.C.

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Le lycée Janson-de-Sailly à Paris.
Le lycée Janson-de-Sailly à Paris. — JEAN-PIERRE MULLER / AFP

Une enseignante en classe préparatoire à Janson-de-Sailly (Paris) tiendrait sur son compte Facebook personnel des propos antisémites et complotistes. Cette information était révélée dans Le Canard enchaîné le 27 juillet dernier. Depuis, une enquête a été ouverte par l’Education nationale.

« Elle dérapait de plus en plus, je l’ai enlevée de mes amis »

Le Canard enchaîné expliquait qu’à la fin de l’année scolaire, cette professeure a pour habitude d’ajouter en amis ses futurs anciens élèves sur Facebook, où elle publie des messages tels que « La Shoah a été prévue et organisée par des Juifs ».  L’Obs  a publié d’autres extraits de ces messages mardi. Sur la page Facebook au nom de l’enseignante, on peut notamment lire une critique du « lobby juif américain, qui soutient cette saleté d’Hillary [Clinton] », tandis que [Donald] Trump est qualifié de « génie ».

Un ancien élève de classe préparatoire à Janson-de-Sailly qui suivi des cours avec cette enseignante se souvient : « Elle m’avait ajouté avec ses autres élèves sur Facebook, après qu’on l’a eue en prof, je crois. Au début, elle était "juste" très anti-israélienne. Et puis elle dérapait de plus en plus, du coup je l’ai enlevée de mes amis », raconte-t-il à 20 Minutes. C’était il y a environ deux ans. Depuis, d’anciens camarades de Janson-de-Sailly lui envoient parfois des captures d’écran de leur ancienne prof. « Des vrais délires antisémites et complotistes », lâche-t-il.

Une enquête interne du rectorat

« Ces accusations sont étudiées sérieusement et une enquête interne a été ouverte. Elle est menée par le rectorat, confirme le ministère de l’Education nationale, contacté ce jeudi par 20 Minutes. L’objectif est de faire la lumière sur cette affaire d’ici la rentrée. »