Affaire Baupin: Le député écologiste entendu par la police

ENQUETE Il a été interrogé en audition libre les 2 et 3 août à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne…

20 Minutes avec AFP

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Le député Denis Baupin (EELV) à Nantes le 18 septembre 2012.
Le député Denis Baupin (EELV) à Nantes le 18 septembre 2012. — JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Près de trois mois après le début de l’affaire, le député écologiste Denis Baupin a été entendu la semaine dernière par la police judiciaire dans le cadre de l’enquête ouverte après les accusations d’agressions et harcèlement sexuel lancées contre lui par plusieurs femmes. Selon une source judiciaire, le député a été interrogé en audition libre les 2 et 3 août à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), où il était convoqué.

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Ce service de la police judiciaire de Paris a été saisi dès le 10 mai des investigations, dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris pour agression, harcèlements sexuels et appels téléphoniques malveillants.

Une dizaine de personnes déjà entendues à la BRDP

Face aux enquêteurs, Denis Baupin « n’a pas reconnu les faits qui lui sont reprochés », selon une source proche du dossier. Il « a reconnu un certain nombre d’échanges de SMS dans un contexte de séduction réciproque », selon cette source.

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Selon une source proche de l’enquête, une dizaine de personnes ont été entendues à la BRDP depuis le début de l’enquête. Parmi elles, des témoins et les quatre premières accusatrices, dont trois ont porté plainte. L’ancienne secrétaire nationale d’EELV Cécile Duflot a également été entendue.

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Le scandale avait éclaté le 9 mai avec les premières révélations par Mediapart et France Inter qui citaient huit témoignages, quatre de femmes écologistes parlant à visage découvert et quatre anonymes. La plupart évoquent des séries de SMS insistants, à caractère sexuel, pouvant constituer le délit de harcèlement. L’actuelle porte-parole d’EELV, Sandrine Rousseau, décrivait une scène d’agression sexuelle, lors d’une réunion politique à Montreuil en octobre 2011.