La «Manif pour tous» appelle à descendre dans les rues contre la PMA et la GPA

MANIFESTATION Le mouvement la «Manif pour tous» appelle à manifester le dimanche 16 octobre contre la GPA et la PMA...

L.C.

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Un rassemblement de la
Un rassemblement de la — MEUNIER AURELIEN/SIPA

Après deux années de moindre activité, la « Manif pour tous » appelle à manifester le dimanche 16 octobre à Paris dans un communiqué publié mardi. Le mouvement né fin 2012 pour protester contre la loi sur le mariage pour tous, qui autorise deux personnes de même sexe à s’unir, souhaite désormais combattre la gestation pour autrui (GPA) et la procréation médicalement assistée ( PMA).

« Familles menacées »

La « Manif pour tous » appelle à se mobiliser « Face aux nouvelles offensives contre la famille », qui regroupe selon le mouvement « les dernières déclarations du Président de la République et de la ministre « des familles » en faveur de la PMA « sans père », la tolérance vis-à-vis de la GPA, le retour annoncé au Sénat de la proposition de loi APIE, les menaces sur la liberté éducative et sur la liberté scolaire ou bien encore la fiscalité anti-famille ». Le mouvement appelle à venir manifester en « bleu banc rose ». Les organisateurs prévoient des navettes entre la province et Paris.

La GPA consiste pour une femme «porteuse» à accueillir un embryon et mener à bien une grossesse pour le compte d'un couple, généralement en raison d'une absence ou malformation d'utérus chez la femme. Cette pratique est interdite en France, , avec des peines pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende, mais la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a condamné à plusieurs reprises la France, la dernière fois le 3 août, pour avoir refusé de reconnaître la filiation d'enfants nés de mères porteuses à l'étranger.

Début juillet la ministre de la Santé a fait un pas vers plus de souplesse sur la PMA. Marisol Touraine a confirmé le 4 juillet dernier la prochaine abrogation d’une circulaire punissant les gynécologues qui orientent leurs patientes vers l’étranger pour une PMA. La circulaire en question sanctionne depuis 2013 les gynécologues à hauteur de 5 ans de prison et 75.000 euros d’amende.