Suppression de postes à SFR: Direction et syndicats se mettent d’accord sur un plan de départs volontaires

EMPLOI Deux ans après le rachat de l’opérateur par Numericable (Altice), 5.000 emplois, soit un tiers des effectifs, vont être supprimés…

20 Minutes avec AFP

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Une boutique SFR.
Une boutique SFR. — Remy de la Mauviniere / AP / SIPA

Les syndicats ont donné leur feu vert. Les deux premières organisations syndicales de l’opérateur SFR, la CFDT et l’Unsa, ont signé ce jeudi avec la direction  un accord en vue de supprimer de 5.000 emplois, soit un tiers des effectifs, à travers un plan de départs volontaires. Initiées sur la question de la branche distribution du groupe, les discussions entre direction et syndicats se sont étendues à l’ensemble de l’opérateur.

L’accord de la CFDT et de l’Unsa, majoritaires à eux deux, suffit à valider l’accord qui avait été soumis aux organisations syndicales dans la foulée de leur rencontre, ce mardi, avec la ministre du Travail Myriam El Khomri. « Cela nous paraît aberrant de supprimer un tiers des effectifs », a déclaré Isabelle Lejeune-Tô, de la CFDT. Mais en acceptant de discuter, le syndicat a voulu encadrer les conditions d’accompagnement des départs et permettre aux salariés d’avoir une « meilleure visibilité » sur les emplois concernés.

La restructuration pourrait coûter entre 600 et 800 millions d’euros

Selon la CFDT et l’Unsa, le plan de réduction des effectifs va se dérouler en deux phases : la restructuration de la distribution d’ici à fin 2016 devrait concerner un millier d’emplois, et une deuxième phase de juillet 2017 à la fin juin 2019 devrait entraîner 4.000 départs supplémentaires, sans licenciement.

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Selon le quotidien Les Echos, cette restructuration pourrait coûter entre 600 et 800 millions d’euros à l’opérateur, étalés sur deux ans, mais lui permettraient de réaliser 400 millions d’euros d’économies par an.

L’homme d’affaires Patrick Drahi, principal actionnaire d’Altice, la maison-mère de SFR, n’a jamais caché sa volonté de réduire les effectifs, gelés à 15.000 postes lors du rachat en 2014. « On a donné une garantie sur l’emploi de trois ans donc il reste encore un an. Aujourd’hui on est dans une situation où les gens savent que la garantie s’arrête dans un an (…). Ils savent qu’on est en sureffectif », avait-il déclaré à des journalistes à New York fin juin.