Fondation pour l'islam de France: Rossignol veut une femme à la tête de la structure

RELIGION Pour la ministre des Droits des femmes, le « meilleur profil » serait une « femme », « laïque » et de « culture musulmane »…

20 Minutes avec AFP

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Laurence Rossignol, ministre des Droits des femmes.
Laurence Rossignol, ministre des Droits des femmes. — PDN / SIPA

Laurence Rossignol, ministre des Droits des femmes, a plaidé ce mercredi pour qu’une femme prenne la tête de la Fondation pour l’islam de France, que le gouvernement veut remettre sur les rails.

« Porter la dimension d’égalité femme-homme »

Pour la ministre, interrogée par France Info, « le bon profil, c’est d’abord quelqu’un de culture musulmane, qui ait une connaissance de la subtilité humaine de l'islam, quelqu’un de laïc, et peut-être le meilleur profil, ce serait une femme également. »

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« Je pense que ce serait bien qu’une femme puisse confronter les textes, la culture, la vie, le quotidien des femmes musulmanes et puisse aussi porter cette dimension d’égalité femme-homme, qui est une dimension moderne et républicaine qui doit aujourd’hui concerner l’ensemble des religions », a-t-elle poursuivi, estimant qu’il y avait « un sujet dans toutes les religions sur leur rapport aux femmes ».

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Chevènement pressenti

La Fondation des œuvres de l’islam de France, créée en 2005 mais paralysée par des dissensions internes, devra notamment exercer un contrôle sur le financement de la construction des lieux de culte musulmans. François Hollande a évoqué mardi soir de façon informelle le nom de Jean-Pierre Chevènement pour en prendre la tête.

Mais l’ancien ministre de l’Intérieur « ne répond pas au troisième critère que je viens d’évoquer, c’est-à-dire le fait d’être une femme », a fait remarquer Laurence Rossignol.