Grève à Air France: Un mouvement «regrettable et agressif», estime le nouveau PDG

TRANSPORTS Le PDG regrette notamment le choix de cette période de l’année, très importante symboliquement pour les vacances en famille des clients…

20 Minutes avec AFP

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Le nouveau PDG d'Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac
Le nouveau PDG d'Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac — ERIC PIERMONT / AFP

« Regrettable et agressif ». C’est par ces mots que le tout nouveau PDG d’Air-France-KLM a qualifié  le mouvement de grève du personnel navigant d’Air France débuté mercredi.

Il a également averti que le groupe présentait un « fort risque de déclin ».

Conséquences économiques et financières

« Ce mouvement est extrêmement regrettable et agressif. D’abord par le choix de cette période de l’année qui est très importante économiquement pour Air France et symboliquement pour les vacances en famille de nos clients. (…) Ensuite, parce qu’il n’y a pas d’urgence : l’accord collectif des PNC s’achève le 31 octobre. Enfin par la disproportion entre les conséquences économiques, financières et d’image pour Air France et le différend autour de la seule durée du texte proposé », argumente dans un entretien au Figaro Jean-Marc Janaillac, qui a pris les rênes du groupe de transport aérien le 4 juillet.

Deux syndicats d’hôtesses de l’air et stewards, SNPNC-FO et Unsa-PNC, ont appelé à faire grève du 27 juillet au 2 août dans le cadre de la renégociation de l’accord d’entreprise propre au personnel navigant commercial (PNC), qui arrive à échéance fin octobre.

Un plan stratégique annoncé en novembre

Ils protestent contre le renouvellement pour 17 mois seulement de l’accord d’entreprise fixant notamment leurs règles de travail, de rémunération et de carrière. Ils réclament une durée de cinq ans ou, à défaut, un accord à durée indéterminée.

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« L’idée qu’Air France pourrait disparaître reste encore étrangère à certains salariés (…) Cet état d’esprit ne permet pas de préparer l’avenir. L’objectif est de développer Air France. Si on ne prend pas les bonnes décisions et si les équipes ne se mobilisent pas, il y a un fort risque de déclin, et on ne peut pas savoir où mène le déclin », analyse Jean-Marc Janaillac, qui présentera son plan stratégique pour le groupe en novembre.

« Il y a au sein d’Air France-KLM des forces suffisantes pour bâtir un projet permettant un développement rentable pour les prochaines années », a-t-il toutefois ajouté, expliquant qu’il entendait réduire les coûts, mais aussi également augmenter les recettes et militer auprès des Etats actionnaires français et néerlandais pour qu’ils fassent respecter l’équité de la concurrence.