«La France est toujours la France», Manuel Valls répond à Donald Trump

POLITIQUE Le candidat républicain a critiqué la France après le meurtre brutal du prêtre Jacques Hamel...

P.B.

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Le Premier ministre Manuel Valls le 11 janvier 2016 à Matignon.
Le Premier ministre Manuel Valls le 11 janvier 2016 à Matignon. — CHAMUSSY/SIPA

Donald Trump vs Manuel Valls, round 4. Alors que le candidat républicain à la présidence américaine a estimé mercredi que la France « n’était plus la France », en mentionnant le prêtre égorgé la veille dans une église de Saint-Etienne-du Rouvray, le Premier ministre a réagi sen anglais sur Twitter. « La France est toujours la France, et la France est forte, Mr Trump », a répondu Manuel Valls.

Lors d’une conférence de presse en Floride, Donald Trump a mentionné ce meurtre et cité un « ami », qui, a-t-il dit, voulait se rendre en France « il y a trois ou quatre mois ». « Je l’ai vu hier. Je lui ai demandé, ''tu as aimé la France ?'' Il m’a dit, ''Je n’irai pas en France. Je n’irai pas en France », a raconté Trump.

« Ils ne vont pas m’aimer pour dire ça, mais regardez ce qui s’est passé à Nice (où 84 personnes ont été tuées le 14 juillet dans un attentat au camion-bélier). » Vous avez vu ce qui s’est passé hier avec le prêtre (…) La France n’est plus la France «, a insisté le milliardaire républicain. »

Trump attaque régulièrement la France

En février, Trump avait déjà affirmé à Valeurs actuelles que « Paris n’est plus ce qu’elle était. « Il y a des quartiers dont on a l’impression qu’ils sont devenus hors la loi, des amis français me disent qu’ils ont parfois le sentiment de n’être plus vraiment chez eux quand ils se promènent, çà et là, dans leur pays », avait-il poursuivi, faisant référence aux fameuses « no-go » zones imaginées par Fox News.

Manuel Valls, lui, a récemment mis en garde contre la « Trumpisation » des esprits face à Daesh. En mai, il avait estimé que Donald Trump était un homme « petit et mauvais ». En décembre, face à la proposition du candidat de bloquer l’immigration des musulmans, Valls avait répondu : « Monsieur Trump, comme d’autres, entretient la haine et les amalgames. »