Rémunération du patron de Renault: La part variable du salaire de Carlos Ghosn réduite de 20%

AUTOMOBILE La part variable de la rémunération du PDG, conditionnée à la performance de l’entreprise, serait ramenée « de 150 % à 120 % du salaire fixe »…

20 Minutes avec AFP

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Carlos Ghosn à Tokyo en 2015.
Carlos Ghosn à Tokyo en 2015. — Shuji Kajiyama/AP/SIP

La rémunération de Carlos Ghosn avait suscité une vive polémique, et avait même conduit  le gouvernement à légiférer. Trois mois après ce scandale, Renault a annoncé ce mercredi soir que la part variable du salaire de son PDG allait être réduite de 20 %.

Remerciant les actionnaires de « leur apport constructif », le Conseil d’administration de Renault a décidé que la part variable de la rémunération du PDG, conditionnée à la performance de l’entreprise, serait ramenée « de 150 % à 120 % du salaire fixe », qui en revanche n’évolue pas, selon un communiqué.

Les actionnaires opposés au Conseil d’administration

Le 29 avril, les actionnaires du groupe automobile français réunis en assemblée générale avaient rejeté une résolution portant sur la rémunération de Carlos Ghosn pour 2015, soit 7,251 millions d’euros au total, dont 1,737 en numéraire. Le Conseil d’administration, dans la foulée de ce vote consultatif, avait maintenu cette rémunération, justifiant sa décision notamment par la « qualité des résultats de l’année 2015 », avec « un chiffre d’affaires record de plus de 45 milliards d’euros, en hausse de 10,4 % ».

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La réaction du Conseil d’administration après cette rare manifestation de défiance avait suscité des critiques, notamment de la part du gouvernement qui avait menacé de légiférer pour rendre contraignant le vote des actionnaires sur la rémunération des dirigeants. Et de fait, le 14 juin, l’Assemblée nationale a commencé à inscrire ce principe dans la loi en adoptant en première lecture le projet de loi « Sapin II » sur la transparence de la vie économique. Le texte doit désormais être débattu au Sénat.