Attentat de novembre: L'Autriche va remettre deux suspects à la France

ENQUETE Adel Haddadi, un Algérien, et Mohamad Usman, un Pakistanais, avaient été arrêtés dans un centre de réfugiés à Salzbourg en décembre…

20 Minutes avec AFP

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Un enquêteur effectuant des recherches devant le Bataclan, le 14 novembre 2015.
Un enquêteur effectuant des recherches devant le Bataclan, le 14 novembre 2015. — Christophe Ena/AP/SIPA

Plus de neuf mois après les attentats de Paris, l’enquête progresse.  L’Autriche va remettre à la justice française deux hommes soupçonnés d’avoir voulu participer aux attentats du 13 novembre et qui avaient été arrêtés dans un centre de réfugiés en décembre.

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Il s’agit d’Adel Haddadi, un Algérien et de Mohamad Usman, un Pakistanais, respectivement âgés de 28 et de 34 ans lors de leur arrestation le 10 décembre à Salzbourg (ouest). Une source proche de l’enquête en France a confirmé le transfèrement prochain des deux hommes qui faisaient l’objet d’un mandat d’arrêt européen émis par la France.

Haddadi a déclaré aux enquêteurs qu’il devait « accomplir une mission »

Selon une source proche de l’enquête en France, Adel Haddadi « devait vraisemblablement participer aux tueries de Paris ». Il avait débarqué sur l’île grecque de Leros le 3 octobre, en se glissant parmi le flux des réfugiés syriens, en même temps que Mohamad Usman et les deux Irakiens, non identifiés, qui se sont fait exploser près du Stade de France à Saint-Denis le soir du 13 novembre.

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A leur arrivée à Leros, les futurs kamikazes du stade avaient franchi les contrôles sans problème, mais la police grecque avait découvert que les passeports d’Haddadi et d’Usman étaient des faux et les avaient placés en détention. Ils avaient été incarcérés jusqu’au 28 octobre, puis avaient gagné l’Autriche où ils étaient hébergés dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile jusqu’à leur arrestation.

Après son arrestation en Autriche, Haddadi avait dit aux enquêteurs avoir voulu se rendre en France pour « accomplir une mission ».