Allocations familiales: Des explications après le suicide d'une allocataire

CAF La CAF du Nord avait été pointée du doigt quand Emilie Loridan, n’ayant plus les moyens d’élever ses deux enfants, avait mis fin à ses jours…

20 Minutes avec agence

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La Caisse des allocations familiales de la rue de Berne à Strasbourg. (Illustration)
La Caisse des allocations familiales de la rue de Berne à Strasbourg. (Illustration) — G . VARELA / 20 MINUTES

Par la voix de son président Luc Grard, la Caisse Nationale d’Allocations familiales (CAF) du Nord a souhaité réagir la semaine dernière après le suicide début juillet d’une de ses allocataires. Emilie Loridan, mère de deux enfants dont une petite fille trisomique, avait mis fin à ses jours, désespérée de l’impasse administrative dans laquelle elle se trouvait face à la CAF.

L’habitante d’Armentières disait en effet être privée d’allocation depuis qu’elle touchait du gouvernement belge une aide pour son enfant handicapée, scolarisée dans ce pays. Pour Luc Grard, le cas de la jeune femme dont l’ex-mari travaillait en Belgique était « très atypique » à cause de la réglementation transfrontalière.

« Ses droits ont été préservés »

Cité par La Voix du Nord, le responsable explique que sa CAF a été « accusée de tous les maux depuis la révélation de cette affaire » alors que « le cumul des prestations a permis de maintenir un niveau satisfaisant pour Emilie Loridan. (…) Ses droits ont été préservés ».

Le président de l’organisme a expliqué que la mère de famille avait refusé de suivre le conseil de la CAF et de demander une pension alimentaire qui lui aurait ouvert des droits à une aide supplémentaire. « Cette tragique issue a choqué les 1.600 collaborateurs de la CAF du Nord », a indiqué le haut fonctionnaire.

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